L'Odyssée de la Biodiversité - La biodiversité est à l'honneur dans le dernier numéro de Sciences Ouest, avec la participation de plusieurs membres d'Ecobio. En savoir plus
Le vendredi 19 février, à 12h45, salle de conférences du CAREN, Campus de Beaulieu, UR1.
Choix de la plante hôte et ennemis naturels chez le ver du cotonnier, Spodoptera littoralis
Résumé : Le choix de la plante hôte est vital pour la survie d'un insecte phytophage. Différents facteurs jouent un rôle dans la sélection de la plante hôte: la qualité de la plante en tant que source de nourriture et les risques de mortalité par les ennemis naturels en font partie. Chaque choix est probablement un compromis entre les coûts et les bénéfices associés à chaque facteur. De plus, il y a souvent contradiction entre la préférence des femelles et la performance larvaire. J’ai étudié l'impact des risques de mortalité et de la qualité de la plante sur la préférence de différents stades larvaires de Spodoptera littoralis, le ver du cotonnier, en laboratoire et en champs. Le risque de mortalité par les ennemis naturels est un facteur important lors du choix de la plante chez cette espèce, qui préfère une plante de qualité inférieure lorsque celle-ci procure un abri contre les ennemis naturels.
Le mercredi 24 février, à 14h00, salle des thèses, Campus de Beaulieu, UR1.
Importance des traits clonaux dans la réponse à la défoliation et au pâturage chez des plantes herbacées
Résumé : La clonalité chez les plantes correspond à la multiplication par voie végétative. Un individu clonal est constitué de l’ensemble de ses descendants, génétiquement identiques et potentiellement indépendants (ramets), généralement reliés entre eux par des connexions. L’intégration clonale confère aux plantes des propriétés particulières dont les principales sont la capacité à coloniser l’espace via différents types d’architectures, le stockage et le partage de ressources entre les ramets. Les plantes clonales dominent la matrice herbacée en prairies pâturées. L’objectif de ce travail de thèse est de tester l’hypothèse selon laquelle le pâturage favorise les traits clonaux conférant aux plantes des capacités de résistance, notamment à la défoliation (i.e. pertes de tissus aériens) qu’il génère. Cette hypothèse a été testée au travers d’une approche pluridisciplinaire, combinant écologie des communautés, écophysiologie et modélisation. Des relevés de terrain réalisés en prairies naturelles ont montré que le pâturage génère une défoliation homogène à l’échelle du fragment clonal (inférieure à un mètre) et agit comme un filtre sur les traits clonaux. L’étude couplée de la composition floristique et des traits clonaux, issus de base de données ou mesurés expérimentalement, suggère que le pâturage favorise les formes stolonifères et cespiteuses, tandis que les formes rhizomateuses dominent en conditions non pâturées. De plus, les coûts associés à la défoliation homogène limitent l’investissement dans la propagation clonale. La plasticité architecturale en réponse à la défoliation expérimentale s’avère néanmoins dépendante de contraintes structurales propres à l’espèce. Par conséquent, il n’y a pas de convergence vers un seul type d’architecture, mais il semble, au contraire, qu’une diversité d’architectures puisse s’exprimer en prairies pâturées. Enfin, bien que le pâturage défavorise les organes souterrains spécialisés dans le stockage (rhizomes), la constitution de réserves carbonées dans la base des tiges des ramets serait impliquée dans la résistance au pâturage. D’après les résultats de simulations numériques, les formes clonales optimales en absence de défoliation et sous défoliation homogène sont similaires et tendent à produire des réseaux agrégés de ramets. Au contraire, des conditions de défoliation hétérogènes favoriseraient la dispersion spatiale des ramets. De manière générale, le pâturage semble favoriser les formes clonales permettant de maximiser l’occupation de l’espace et la constitution de stocks de réserves rapidement mobilisables pour la repousse suite à la défoliation, tout en limitant l’investissement dans les structures clonales coûteuses.
Jury : Danièle MAGDA, Directrice de Recherches, INRA Castanet Tolosan, rapportrice Marek SAMMUL, Chargé de Recherches, Université de Tartu (Estonie), rapporteur Jan-Bernard BOUZILLE, Professeur, Université de Rennes 1, examinateur Sandra LAVOREL, Directrice de Recherche, CNRS Grenoble, examinatrice Marie-Pascale PRUD’HOMME, Professeure, Université de Caen, examinatrice Anne BONIS, Chargée de Recherches, CNRS Rennes, directrice de thèse Cendrine MONY, Maître de Conférences, Université de Rennes 1, co-encardrante
Colloque en écologie des communautés végétales ECOVEG6
Du 31 mars au 2 avril 2010, à Rouen.
ECOVEG6
Organisé annuellement depuis 2005, ce colloque a pour objectif de stimuler les recherches et la formation dans le domaine de l’écologie des communautés végétales en offrant un forum de discussion et d'échanges pour les chercheurs et les étudiants appartenant aux différentes institutions de recherche française et francophone. Ces journées permettent de faire l’état des connaissances sur certaines thématiques, de développer des concepts structurants, de discuter des nouveaux résultats, de faire un état d’horizon des recherches dans les différents laboratoires, et de participer à la dissémination de nouvelles techniques.
L’UMR ECOBIO propose aux élèves des classes de 3ème, un parcours de découverte des métiers de la recherche. Ce parcours est mis en place en fonction de la disponibilité des différents intervenants. Les thèmes abordés concernent : - l’écologie évolutive et comportementale (plantes, insectes), - Les systèmes d’information géographique, - Les bases de données, - Les analyses physico-chimiques, - les outils de la biologie moléculaire, - la gestion financière d’une unité de recherche, - les métiers de chercheur, d’enseignant-chercheur, d’ingénieur et technicien.
Ces présentations sont développées dans le cadre de la compréhension du fonctionnement des écosystèmes, thème fédérateur de l’UMR ECOBIO.
Pour plus d’informations, contacter : Mme Tyrant : tél. : 02.23.23.61.51 mail ou Mme Josselin : tél. : 02.23.23.50.79 mail
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Record: 45 (Membres: 0, Visiteurs: 45) le mercredi 16 avril 2008 - 10:16:02