Françoise Hennion

Chargée de Recherche CNRS

Organisation:
Laboratoire ECOBIO_ UMR 6553 UR1-CNRS
Address:

Université de Rennes 1, Campus de Beaulieu, bat 14a

263 Avenue du Général Leclerc

Localité:

Rennes 35042

France

Courriel : francoise [dot] hennion [at] univ-rennes1 [dot] fr

Téléphone : +33(0)223235126

Numéro de bureau : 228

Thématiques

Je travaille dans le domaine de l'écologie évolutive et suis formée dans les disciplines de la biologie végétale, la botanique, l'écologie, l'écophysiologie et la métabolomique. Plus précisément, je cherche à comprendre et à évaluer les potentialités de réponses plastiques et de réponses adaptatives des plantes aux changements climatiques. Pour cela, j'étudie la variabilité des plantes sur des gradients environnementaux in situ et les réponses des plantes en conditions contrôlées. Ma démarche inclut des approches sur le terrain (suivis à long-terme, études sur gradients climatiques), et des travaux expérimentaux en conditions contrôlées. Je mesure les traits phénotypiques et les niveaux de métabolites représentant des marqueurs physiologiques de stress (amines, flavonoïdes). Une démarche en développement utilise la transcriptomique pour étudier l'expression génétique différentielle de plantes de populations de la même espèce poussant dans des conditions différentes, ou de populations d'espèces différentes apparentées. L'objectif en est de mettre en évidence des gènes adaptatifs au sein de ces génomes.

Nous développons également des collaborations en phylogénie afin de reconstruire l'évolution des taxons, avec leurs changements de caractères, à l'échelle de flores entières, en recherchant le rôle des changements climatiques dans cette évolution passée.

Mon cadre de recherche privilégié se situe dans les îles subantarctiques, particulièrement les îles Kerguelen (Terres australes françaises). Ces îles subissent un changement climatique depuis les années 1960, avec un déficit de précipitations particulièrement important ces vingt dernières années. Compte tenu de la position de ces îles au milieu d'un immense océan, la dispersion ne représente pas une solution de survie possible face au changement climatique et l'avenir des espèces dépendra de leurs réponses plastiques et/ou adaptatives. La flore des Kerguelen est composée de seulement 22 espèces, distribuées largement à travers les habitats de ces îles et présentes en un petit nombre de communautés. De plus, les îles Kerguelen présentent des gradients intérieurs forts de conditions environnementales abiotiques, nous permettant d'étudier la variabilité du phénotype des plantes à large échelle dans la nature. En outre, la flore comprend des espèces distribuées selon un gradient autour de Kerguelen avec des espèces endémiques de Kerguelen ou quelques îles jusqu'à des espèces cosmopolites ce qui permet d'intégrer le facteur d'amplitude géographique dans l'étude des potentialités de réponses.

Ces travaux se déroulent dans le cadre du programme n° 1116 PlantEvol de l'IPEV (2015-2019) dont je suis la coordinatrice et qui fait intervenir un consortium de 5 laboratoires, dont le laboratoire Ecologie, Systématique et Evolution (ESE, UMR 8079) de l'Université Paris-Saclay (Orsay). Avec ce laboratoire, nous avons également obtenu un “Laboratoire international sans murs”, LIA du CNRS avec deux équipes de Nouvelle-Zélande: celle de Peter LOCKHART à Massey University, et celle de David BRYANT à Otago University. Les travaux se rattachent au Scientific Committee on Antarctic Research (SCAR) au niveau de 2 programmes, 'Antarctic Thresholds - Ecosystem Resilience and Adaptation' (AnT-ERA) et 'State of the Antarctic Ecosystem' (AntEco).

Thèse soutenue en janvier 2017: Bastien LABARRERE, 'Comment les plantes répondent et s'adaptent aux changements climatiques : étude aux marges froides (subantarctique)', 2013-2017, Université de Rennes 1.

Production scientifique