Apport d’insectes d’origine aquatique dans les agroécosystèmes : état des lieux et perspectives en agroécologie


 Olivier Troccaz    07/02/2019 : 14:59

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Article dans STOTEN

Depuis son apparition il y a environ 12000 ans lors du Néolithique, l’agriculture a subi un long mais fabuleux processus d’amélioration : développement de nouveaux outils et mécanisation, spécialisation des cultures, fertilisation et lutte contre les ravageurs et maladies, et plus récemment une percée des nouvelles technologies. Grâce à ces évolutions, l’agriculture a pu soutenir une croissance démographique exponentielle de la population humaine, passant de 5 millions d’habitants durant le Néolithique à environ 7 milliards aujourd’hui. Mais à quel prix ! On le sait aujourd’hui, l’agriculture est responsable d’un ensemble de dégradations sur l’environnement qui mettent en péril son fonctionnement : érosion des sols, pollution des sols et des rivières, perte de biodiversité, etc. Aussi aujourd’hui, une très large majorité de la communauté scientifique encourage à changer de modèle agricole et à adopter une démarche agroécologique. Cette démarche a pour ambition de réconcilier production agricole et nature. Elle propose de s’appuyer de façon plus intensive sur les processus écologiques naturels tout en conservant le même objectif de nourrir l’humanité. Pour cela, il convient de considérer les milieux agricoles, où agroécosystèmes, comme imbriqués dans une matrice paysagère, où milieux naturels et cultivés échangent de la matière, de l’énergie ou des organismes vivants. Parmi ces derniers, certains sont susceptibles de participer à la fourniture de services écosystémiques utiles à l’agriculture (pollinisation, régulation des ravageurs, etc.). Cette contribution a notamment été documentée lors d’échanges entre milieux terrestres semi-naturels (prairies, forêts, haies) et milieux cultivés.

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Rencontre avec trois stations biologiques


 Olivier Troccaz    07/02/2019 : 14:46

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Le vendredi 8 février 2019 de 9h00 à 11h00, salle de de réunion SVE, bâtiment 13, Campus de Beaulieu, UR1

Le vendredi 8 février 2019 de 9h00 à 11h00, salle de de réunion SVE, bâtiment 13, Campus de Beaulieu, UR1

Rencontre avec trois stations biologiques

Dans le cadre de l’atelier de montage du projet BFS3 « Biological Field Station Science for Society » pour répondre à l’appel d’offre H2020 SwafS-15 nous vous proposons de découvrir trois stations biologiques, au Canada, en Pologne et en Espagne, qui souhaite collaborer avec EcoBio et la Station Biologique de Paimpont.

 

 
Hugues Sansregret, Université Laval, Québec, Canada

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La Forêt Montmorency, c'est l'Université Laval en pleine nature ! Couvrant une superficie de 412 km2, elle est la plus grande forêt d'enseignement et de recherche au monde. C'est plus de 50 ans de recherche et d'expérience pour continuellement améliorer les pratiques d'aménagement durable de la forêt. Le grand public peut aussi y pratiquer des activités de plein air et dormir dans le pavillon principal ou les chalets situés au cœur de la forêt.
 
Mariusz Pelechaty, Université Adama Mickiewicza, Poznan, Pologne
080219 2 Dans la station Jeziory, un certain nombre de travaux sont basés dans le parc national de Wielkopolski, principalement dans le bassin versant du lac Górecki. Des travaux de recherche dans le domaine des sciences biologiques, chimiques, géographiques et géologiques portent entre autres sur le changement de l’écosystème aquatique. Les activités éducatives concernent les étudiants mais aussi les écoles secondaires dans le cadre du programme européen POWER.
 
Xim Cerda, Conseil espagnol pour la recherche scientifique (CSIC), Sevilla, Espagne
080219 3 La station biologique de Doñana fait partie du réseau des LTER en Europe. La mission fondamentale est de mener des recherches multidisciplinaires du plus haut niveau afin de comprendre, d’un point de vue évolutif, la manière dont la biodiversité est générée, maintenue et détériorée, ainsi que les conséquences de sa disparition et les possibilités de sa conservation. Le transfert de ce savoir vers la société est également au centre des activités de cette station dans la Reserve de Doñana.

 

Contact pour le projet BFS3 : Annegret Nicolai (@), Olivier Norvez (@)


Séminaires de Simon CHOLET et Andreas PRINZING (ESDD, ECOBIO)



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Le vendredi 8 février 2019 à 13h00, salle de conférences de l'OSUR, bâtiment 14b, Campus de Beaulieu, UR1

Le vendredi 8 février 2019 à 13h00, salle de conférences de l'OSUR, bâtiment 14b, Campus de Beaulieu, UR1

Nature spontanée en ville : des règles d’assemblages des communautés à l’acceptation sociale

Résumé : Dans le contexte actuel de disparition croissante des habitats naturels, les villes sont souvent considérées comme des refuges potentiels pour la faune et la flore. Cependant plusieurs grandes questions demeurent. Premièrement, il nous faut déterminer le rôle des différents filtres sur le pool régional d’espèces qui conduisent aux communautés observées, et ainsi comprendre les espèces que la ville pourra accueillir. De plus, il est nécessaire d’identifier les pratiques de gestion favorables à ces espèces. Enfin, l’acceptation sociale de ce retour du spontané en ville doit être explorée afin de favoriser les politiques publiques les plus appropriées. J’aborderai ces différents thèmes au travers de plusieurs études de la flore urbaine dans différents milieux (trottoirs, friches, prairies) et différentes méthodes (écologie fonctionnelle, enquête d’acceptabilité).

Contact : Simon CHOLET

 

Long and rapid macroevolutionary diversification increases species richness: large habitat species-pools or successful local coexistence?

Abstract: A common paradigm in ecology is that macroevolutionary processes do not explain species richness at “microecological” scales of local habitat patches, however this has not been tested. We hypothesize that great macroevolutionary age or rates of diversification might increase local species richness by (i) increasing the size of the habitat species-pools from which local plots are sampled, or (ii) by producing species that can locally coexist more easily. Studying richness patterns in plants from local plots in The Netherlands we confirm both hypotheses: local richness of habitats increases with (i) the evolutionary age represented in the regional habitat speciespool, and (ii) the evolutionary age and the speed of diversification represented in local species communities.

Contact: Andreas PRINZING


Séminaire de Freerk MOLLEMAN (Adam Mickiewicz University, Poland)



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Le vendredi 1er février 2019 à 13h00, salle de conférences de l'OSUR, bâtiment 14b, Campus de Beaulieu, UR1

Le vendredi 1er février 2019 à 13h00, salle de conférences de l'OSUR, bâtiment 14b, Campus de Beaulieu, UR1

Evolutionary ecology of bodily damage: butterfly wing damage as a window on predation

Abstract: In most organisms, individuals often sustain bodily damage that affects their remaining life. Failed predator attacks are a common cause of such damage, and bodily damage can thus yield indirect information on predator-prey interactions that are difficult to observe directly in nature. After experiments have demonstrated that particular predators cause particular types of damage to prey, the frequency of such damages can be compared among phenotypes or species. It has been shown that crypsis reduces attack rates on static prey, activity increases predation risk, and rapid locomotion reduces attack rates and increases chances of surviving predator attacks. In nature, it remains unclear how much factors such as crypsis, activity levels, and moving speed control realized predation risk across species of a given community. To provide the first robust multi-species comparative analysis of damage in wild animals, we quantified how species traits affect predation risk in nature by determining how (sex-specific) species traits correlate with wing damage caused by failed predation attempts. For 34 species of fruit-feeding butterflies in an African forest, we recorded wing damage and quantified crypsis, activity levels, and flight speed. We then tested for correlations between damage parameters and species traits. Our results provide evidence that locomotion increases the probability of attacks that cause non-symmetrical wing surface loss, and that flying rapidly is effective for escaping pursuing predators in the wild, but we detected no effect of crypsis on wing damage.

Contact: Freerk MOLLEMAN


Séminaire de Philippe Van CAPPELLEN (University of Waterloo, Canada)


 Olivier Troccaz    28/01/2019 : 08:05

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Le jeudi 31 janvier 2019 à 13h00, salle de conférences de l'OSUR, bâtiment 14b, Campus de Beaulieu, UR1

Le jeudi 31 janvier 2019 à 13h00, salle de conférences de l'OSUR, bâtiment 14b, Campus de Beaulieu, UR1

Coupled hydrological-biogeochemical modeling

Contact: Philippe Van CAPPELLEN