Offre d’emploi CDD - Préparateur-trice en échantillons d’environnements géo-naturels et anthropisés


 Olivier Troccaz    17/09/2018 : 16:27
 Aucun    Agenda

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Offre d’emploi CDD

Offre d’emploi CDD
Préparateur-trice en échantillons d’environnements géo-naturels et anthropisés
BAP A – Code REFERENS III : A5D46


Niveau de recrutement : ADT (Adjoint Technique)
Quotité : mi-temps – 50%


Date de début de contrat : 01/10/2018
Durée du contrat : 12 mois
Lieu : Université de Rennes 1. UMR CNRS 6553 ECOBIO. Campus de Beaulieu, bât. 14A,35042 RENNES CEDEX


Missions :
Appliquer les protocoles établis pour l'étude des environnements géo-naturels et anthropisés, de leurs dynamiques d’évolution et le cas échéant, de leurs modalités de gestion.
La personne recrutée sera appelée à prendre en charge les missions suivantes :
- Exécuter des procédures préétablies d'observations, de mesures, de prélèvements, de suivis spatiaux-temporels d'êtres vivants, ou de flux de matières
- Participer à la mise en place, et au suivi des expérimentations menées sur modèles végétaux et animaux (invertébrés), seuls ou en interaction, et conduites en conditions contrôlées (espaces climatisés : incubateurs, chambres climatiques) reproduisant les climats des régions arctiques et antarctiques
- Réaliser des mesures, des prélèvements, et des analyses
- Trier des échantillons prélevés
- Réaliser l’identification préliminaire des organismes
- Assurer l'entretien et la maintenance de premier niveau des matériels d'observation, de mesure et de prélèvement
- Réunir le matériel nécessaire aux campagnes de terrain
- Préparer des échantillons pour analyses ultérieures ou expédition
- Procéder à l'évacuation des déchets en respectant les règles d'hygiène et sécurité
- Assurer la gestion des organismes végétaux et animaux (invertébrés) nécessaires aux expérimentations

 Maintenir au laboratoire les espèces végétales et animales collectées in situ
 Développer les populations nécessaires aux expérimentations
 Assurer l’entretien et la maintenance de premier niveau des matériels de culture, d’observation, de mesure et de prélèvement


- Rendre compte des expérimentations et des observations

Enregistrer les résultats et observations sur cahier de laboratoire et support numérique, dans le respect des procédures préétablies
 Utiliser des tableurs ou des systèmes d’information géographique ou des bases de données

 

Connaissances
Environnement et classification des organismes
Calcul mathématique (notion de base)
Réglementation en matière d'hygiène et de sécurité

Compétences
Utiliser les appareils de mesure courants
Appliquer les procédures expérimentales
Savoir rendre compte
Travailler en équipe
Adapter un mode opératoire
Reconnaître les organismes vivants

Commentaire:
Le laboratoire ECOBIO «Ecosystèmes, Biodiversité, Evolution» est une unité pluridisciplinaire d’écologie dont l'axe fédérateur a pour objet la biodiversité des écosystèmes continentaux et insulaires, de la molécule à l’écosystème. Elle y est analysée tant dans son organisation spatiale, depuis le nano-micromètre jusqu’au paysage, que dans son évolution temporelle et sa dynamique fonctionnelle. Ainsi, i) analyser les capacités d’adaptation (comportementales et/ou physiologiques) des organismes et leurs stratégies d’évolution face aux changements climatiques et/ou aux pressions anthropiques (agriculture, urbanisation), ii) identifier les mécanismes qui régissent l’assemblage des communautés et la co-existence de la biodiversité, iii) quantifier le rôle de la biodiversité dans le fonctionnement des écosystèmes et son lien avec les services écosystémiques, et iv) comprendre ses relations avec les hommes et les territoires au travers des politiques publiques par exemple, sont autant d’objectifs poursuivis qui font le coeur des recherches menées dans l’unité.
https://ecobio.univ-rennes1.fr/
La plateforme technique EcolEx, Ecologie expérimentale, a pour vocation de coordonner, soutenir et innover dans le domaine des approches expérimentales dédiées à l’étude et la compréhension du fonctionnement des écosystèmes.
Cette plateforme apporte une aide technique à l’ensemble des travaux de recherche développés en écologie et en environnement dans l’UMR 6553 EcoBio et l’OSU de Rennes, au laboratoire et ex situ, en situations contrôlées, semi-contrôlées ou de terrain. Ses personnels participent aux projets de recherche et assurent au quotidien la gestion des infrastructures et des dispositifs expérimentaux, tels que les serres, les platebandes et bassins expérimentaux, chambres climatiques.
https://ecobio.univ-rennes1.fr/ecologie-experimentale-ecolex-presentation.php

Contact :
Cécile Sulmon, Responsable scientifique de la plateforme Ecolex
@
tel : 02.23.23.53.51


Soutenance de thèse Maxime DAMIEN



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Le jeudi 4 octobre 2018 à 13h30, salle de conférences de l'OSUR, bâtiment 14b, Campus de Beaulieu, UR1

Le jeudi 4 octobre 2018 à 13h30, salle de conférences de l'OSUR, bâtiment 14b, Campus de Beaulieu, UR1

Favoriser les ennemis naturels de ravageurs par la diversité végétale dans un contexte hivernal

Résumé : L’agriculture intensive et les changements climatiques ont profondément modifié la biodiversité et les systèmes d’interactions trophiques dans les paysages agricoles, entrainant la perte de services écosystémiques tel que le contrôle biologique de ravageurs. La lutte biologique par conservation vise à restaurer la complexité des réseaux trophiques au sein des terres cultivées par l’utilisation de la diversité végétale et la mise en place d’aménagements fonctionnels. Ces travaux de thèse ont cherché à identifier, par des expériences en laboratoire et trois hivers de suivi des populations, comment la diversité végétale et son aménagement pendant la saison hivernale pouvait favoriser les ennemis naturels des pucerons dans les grandes cultures céréalières de l’ouest de la France. Les études en laboratoire ont montré que la diversité floristique cultivée dans les couverts hivernaux devait faire l’objet d’une sélection fonctionnelle. En particulier il est nécessaire de combiner plusieurs espèces, alliant attractivité et profitabilité pour les insectes parasitoïdes de pucerons présents dans la mosaïque agricole durant l’hiver. A l’échelle des parcelles cultivées, il a pu être démontré que l’augmentation des températures hivernales favorisait l’activité et la diversité des insectes parasitoïdes, mais aussi des prédateurs généralistes des communautés d’insectes de la faune du sol. La mise en place d’habitats fonctionnels par la sélection d’une diversité végétale adaptée à ces nouvelles conditions et aux besoins spécifiques de ces agents de bio-contrôle permet alors de promouvoir leur activité. En favorisant ces différentes guildes d’arthropodes pendant cette période de l’année, il pourrait être possible d’augmenter la pression précoce qu’ils exercent sur les populations de pucerons et de limiter le développement de ces dernières au printemps. L’ensemble des résultats obtenus suggère que la saison hivernale représente une période favorable au développement de méthodes durables pour la lutte biologique par conservation dans les régions au climat tempéré.

Jury :

Mr Philippe Jeanneret, Senior scientist, Agrosocope, Agroécologie et environnement, Zurich / Rapporteur
Mr Jérôme Moreau, Maitre de conférence, Université de Bourgogne, CNRS UMR 5561 Biogeoscience, Dijon / Rapporteur
Mme Aude Vialatte, Maitre de conférence, Université de Toulouse, INRA UMR 1201 DYNAFOR, Toulouse /Examinatrice
Mr François Verheggen, Professeur, Université de Liège, Entomologie fonctionnelle et évolutive, Liège / Examinateur
Mme Cécile Le Lann, Maitre de conférence, Université de Rennes 1, CNRS UMR 6553 ECOBIO, Rennes / Co-encadrante de thèse
Mme Joan Van Baaren , Professeur, Université de Rennes 1, CNRS UMR 6553 ECOBIO, Rennes / Directrice de thèse
Mr Nicolas Desneux, Directeur de Recherche, INRA UMR 1355 ISA, Sophia Antipolis / Co-directeur de thèse

Contact : Maxime DAMIEN


Séminaire de Sarah COFFINET (Universität Bremen)



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Le vendredi 21 septembre 2018 à 13h00, salle de conférences de l'OSUR, bâtiment 14b, Campus de Beaulieu, UR1

Le vendredi 21 septembre 2018 à 13h00, salle de conférences de l'OSUR, bâtiment 14b, Campus de Beaulieu, UR1

Les zones côtières végétalisées sont-elles le puits de carbone le plus efficace de la planète ?

Résumé : La notion de carbone bleu, définie par Nellemann et al. en 2009, correspond à la capacité de fixation du CO2 atmosphérique par les écosystèmes océaniques. Les zones côtières végétalisées ont un rôle essentiel pour ce carbone bleu de par leur forte productivité primaire et leur capacité de stockage. Il est estimé que ces zones accumuleraient autant de carbone organique que les forêts terrestres, bien que leur superficie mondiale représenterait moins de 3% de la couverture forestière mondiale (Duarte et al., 2013); ce qui en ferait un puits de carbone particulièrement efficace. Cependant, ces estimations sont calculées à partir de la densité végétale rapportée au taux de sédimentation ; négligeant le devenir du carbone organique une fois sédimenté. L’étude des sédiments marins a pourtant montré qu’entre son dépôt et son enfouissement à long terme, la matière organique (MO) subit de nombreuses transformations, conduisant à la reminéralisation en CO2 et CH4 d’une part plus ou moins importante de cette MO. Les progrès en biologie moléculaire et géomicrobiologie ont également mis en évidence le rôle prépondérant des communautés microbiennes benthiques dans ces processus de reminéralisation. Une étude récente (Van de Broek et al., 2018), réalisée le long de l’estuaire du Scheldt, a montré que le taux de reminéralisation de la MO autochtone (i.e. produite dans la zone humide) pourrait être élevé et augmenterait avec le degré de salinité du site. Cette étude illustre ainsi l’importance d’une meilleure compréhension de l’activité microbienne dans les sédiments des zones côtières végétalisées afin d’évaluer correctement leur potentiel de puits de carbone. A cette fin, je souhaite combiner microbiologie et géochimie organique en utilisant des méthodes d’incubation innovantes pour contraindre et quantifier l’impact de l’activité microbienne sur les capacités de stockage du CO2 par les zones côtières végétalisées.

Contact : Sarah COFFINET

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Séminaire de Nusha KEYGHOBADI (Western University, Canada)



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Le vendredi 13 juillet 2018 à 13h00, salle de conférences de l'OSUR, bâtiment 14b, Campus de Beaulieu, UR1

Le vendredi 13 juillet 2018 à 13h00, salle de conférences de l'OSUR, bâtiment 14b, Campus de Beaulieu, UR1

Landscape genetics in a dynamic world: case study of an alpine butterfly

Abstract: Population geneticists have long been interested in the factors that determine genetic variation within and among populations. Landscape genetics focuses specifically on the role of landscape structure in shaping patterns of genetic variation, primarily through effects on dispersal. Many theoretical and empirical studies in landscape genetics assume stable population sizes, yet real populations are dynamic and show temporal fluctuations in size. Such demographic fluctuations affect patterns of genetic variation on both short and long time scales, and can influence the observed relationships between genetic variation and landscape structure. Long-term ecological and genetic studies of a spatial network of populations of an alpine butterfly (the Rocky Mountain apollo, Parnassius smintheus) have allowed us to examine how genetic variation, and its association with landscape structure, changes across demographic cycles. Our results indicate a system in which genetic variation is highly dynamic, probably never at equilibrium, and responds rapidly to changes in demography.
Contact: Nusha KEYGHOBADI
Affiche Seminaire 130718

Séminaires d'Héctor RODRIGUEZ PEREZ et Christophe PISCART



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Le vendredi 15 juin 2018 à partir de 13h00, salle de conférences de l'OSUR, bâtiment 14b, Campus de Beaulieu, UR1

Le vendredi 15 juin 2018 à partir de 13h00, salle de conférences de l'OSUR, bâtiment 14b, Campus de Beaulieu, UR1

Effets du réchauffement climatique sur la compétition entre deux espèces exotiques envahissantes Ludwigia hexapetala et L. peploides; une expérience en mésocosmes.

Résumé : Les modèles climatiques prédisent une augmentation du nombre des invasions biologiques suite au réchauffement climatique. Deux espèces de jussie Ludwigia peploides et L. hexapetala sont présentes en France et sont responsables de nombreuses nuisances. Des observations de terrain montrent un remplacement de L. peploides par L. hexapetala sur quelques marais. Nous avons réalisé une expérience en mésocosmes pour tester l’effet d’une augmentation de la température et de la densité sur le développement de ces deux espèces. Des individus de L. peploides et de L. hexapetala ont été exposés soit à une température ambiante soit à une hausse modérée de la température ambiante (ca. 1°C ; scenario le plus optimiste du GIEC). Ils ont été plantés soit en monoculture soit en culture mixte à différentes densités suivant un design du type split-plot. Plusieurs traits morphologiques et physiologiques ont été mesurés. Nous n’avons pas montré d’effet de la densité et du voisinage sur les deux espèces. Dans nos conditions expérimentales, nous n’avons mis en évidence ni compétition entre les individus ni entre les espèces. En revanche, la biomasse de L. hexapetala a été stimulée par une augmentation de la température. Aucun effet du réchauffement climatique n’a été démontré sur L. peploides. Les résultats suggèrent que le réchauffement climatique aurait un impact positif sur la croissance de L. hexapetala et de ce fait qu’une augmentation même faible de la température jouerait sur le potentiel invasif et la distribution future de ces deux espèces.
 

Linking metabolomic effects of salinization on amphipods and functional consequences on freshwater ecosystems.

Abstract: Human activities are causing the salinization of freshwaters globally, leading to the degradation of ecosystem health, losses of ecosystem services and increasing the risks to human health. This experimental study will report changes in metabolome and feeding activity (predation and leaf litter consumption) induced by sub-lethal salt concentrations. Indeed, to face such dramatic combination of salted environmental, many invertebrates respond adaptively by modifying a large panel of physiological, behavioral and developmental parameters. the metabolic and functional consequences will be assessed for three species of freshwater amphipods more or less sensitive to salinity. As most crustaceans, amphipods are interesting to work on salinization because they are known to change their physiology under increasing salinity in waters. We also chose to work with freshwater amphipods because of the crucial role in the functioning of aquatic ecosystems.
This talk will present our first results on feeding activity and body stores in animals according to the salinity.

 
Contacts : Héctor RODRIGUEZ PEREZ et Christophe PISCART Affiche Seminaire 150618