4ème Colloque d'Ecophysiologie Animale



logo_CEPA4_2.png

28-30/10/19 - Colloque francophone

Le 4ième Colloque d'Ecophysiologie Animale est organisé à Rennes par le labo ECOBIO du 28 au 30 octobre 2019. Il succède aux trois premières éditions organisées en 2013 (Lyon), 2015 (La Rochelle) et 2017 (Strasbourg).


Evaluer et prédire les effets de l'environnement et des activités humaines sur les populations animales nécessite une meilleure compréhension des mécanismes physiologiques développés par les individus pour faire face à la variabilité de leur milieu. L'écophysiologie est une discipline dont l'objectif principal est l'étude de ces mécanismes. Elle s'appuie sur une approche intégrative, développée à plusieurs niveaux d'organisation biologique, du gène à la population.


Les thématiques de cette conférence francophone dédiée aux modèles animaux (terrestres ou aquatiques) sont :

- Les réponses écophysiologiques aux changements climatiques

- La physiologie environnementale

- L’écophysiologie du stress

- L'écologie des contaminants et l'écotoxicologie

- L'écophysiologie des interactions biotiques

- La plasticité phénotypique et traits d’histoire de vie

La date limite de soumission des propositions de communications orales et affichées est fixée au 31 juillet 2019.

Contacts pour plus d’information : @

Site du colloque : https://cepa4.sciencesconf.org/

Contacts ECOBIO : Hervé COLINET et David RENAULT


Predicting ecosystem process responses to climate change using the response-to-effect trait framework



_DSC2958.JPG.jpg

20/09/19 - Séminaire de Matty P. BERG (Vrije Universiteit Amsterdam)

Le vendredi 20 septembre 2019 à 13h00, salle de conférences de l'OSUR, bâtiment 14b, Campus de Beaulieu, UR1

Predicting ecosystem process responses to climate change using the response-to-effect trait framework

One ecologically important aspect of climate change is the increase in frequency and duration of extreme events. These climate events, such heat waves, dry spells or flooding have a larger impact on interacting organisms and ecosystems than gradual changes in the average climate. One of the Herculean tasks we face as ecologists is to understand and predict how climate change will impact the community of functional important organisms, such as soil fauna, and how shifts in community composition affect ecosystem processes.

It has been proposed that ecological generality will improve with a shift from a nomenclatural approach focusing on species number and identity to a more functional approach focusing on species’ functional traits. Trait-based approaches can strongly reduce context dependency. We used a response-to-effect trait framework to understand how precipitation-induced changes in soil moisture conditions affect plants, plant litter, soil fauna and their effect on litter decomposition. First, we measured tolerance traits and life history traits of soil fauna under standardized laboratory conditions and found that interspecific dissimilarity in functional traits explained shifts in community composition across landscape environmental gradients. Also, species can be aggregated in response groups based on similarity in trait values. Second, experimentally we showed that soil fauna community response to environmental stress could be forecasted from resistance traits and resulted in significant effects on litter decomposition, a key ecosystem process that could be forecasted from species effect traits (specifically litter consumption).

These results suggest that the impact of climate extremes on ecosystems can be predicted from the functional traits and trait linkages of species. These findings contribute to the increasing need to generate empirically tested, mechanistic predictions on the effect of global changes on functionally important organisms and their effect on ecosystem processes.

Contact : Matty P. BERG


Science participative : effet de mode ou outil moderne ? De Vigie-nature à 65 Millions d'Observateurs



foule.png

13/09/19 - Séminaire de Romain JULLIARD (MNHN)

Le vendredi 13 septembre 2019 à 13h00, salle de conférences de l'OSUR, bâtiment 14b, Campus de Beaulieu, UR1

Science participative : effet de mode ou outil moderne ? De Vigie-nature à 65 Millions d'Observateurs

Mis en place dans les années 2000, Vigie-nature (www.vigienature.fr) a trois objectifs : alimenter en données un projet de recherche sur le devenir de la biodiversité face aux changements globaux ; permettre aux participants de développer des compétences autour des enjeux de biodiversité ; produire des indicateurs pour la puissance publique à différentes échelles spatiales. Pour y répondre, Vigie-nature s’appuie sur des protocoles standardisés d’observation proposés à différents publics répondant à des projets spécifiques et produisant des données structurées. Ces protocoles exigeants pour le participant semblent paradoxalement plus engageants que des dispositifs d’observation peu contraints (hypothèse de l’ « expérience optimale », cf les travaux de M. Csíkszentmihályi). Notre expérience souligne également l’importance du partage des données structurées entre participants afin de leur permettre de s’imiter, de s’entraider et de se contrôler les uns les autres. C’est un processus très puissant de contrôle-qualité. L’animation des projets de sciences participatives est évidemment essentielle et distribuée à différents niveaux d’organisation qu’il s’agit d’articuler. En particulier, le niveau local (relais locaux qui vont de l’échelle du quartier à celui de la région) est sans doute le plus efficace et là où se trouve les ressources humaines d’animation. Il s’agit de proposer les outils d’animation appropriés à ces échelles et de permettre la circulation de données structurées entre ces niveaux. C’est l’un des principaux objectifs de l’infrastructure pour les sciences participatives que met en place le projet « 65 millions d’Observateurs ».

Contact : Romain JULLIARD


" Dis-moi ce que tu es, je te dirai ce que tu manges " : relier les outils dentaires des mammifères aux propriétés physiques de leurs aliments



dent.jpg

06/09/19 - Séminaire de Ghislain THIERY (PALEVOPRIM UMR CNRS 7262 Université de Poitiers)

Le vendredi 6 septembre 2019 à 13h00, salle de conférences de l'OSUR, bâtiment 14b, Campus de Beaulieu, UR1

" Dis-moi ce que tu es, je te dirai ce que tu manges " : relier les outils dentaires des mammifères aux propriétés physiques de leurs aliments

L’accès aux ressources alimentaires est un facteur prépondérant à la survie des espèces animales. Dans le cas des espèces folivores ou frugivores, cela nécessite parfois d’accéder à des ressources protégées mécaniquement, par exemple par des fibres coriaces, une surface abrasive ou une coque dure. Chez les mammifères, ce sont les dents qui sont le plus souvent sollicitées contre ces protections. Au-delà de l’usure et des dommages causés par ces contacts répétés, la pression de sélection exercée par les plantes sur la dent peut conduire à l’émergence d’outils dentaires - c’est à dire d’adaptations de la dent à la consommation d’aliments résistants.
Dans le cadre de mon projet de recherche, j’étudie les outils dentaires des mammifères actuels à l’aide de la topographie dentaire, un outil analytique permettant de caractériser la géométrie de surface de la dent. Mon objectif est d’isoler les outils dentaires afin de les comparer entre les espèces. Dans un deuxième temps, j’explore les propriétés physiques des plantes consommées par ces espèces. A l’aide de testeurs mécaniques transportables, je mesure la dureté et la coriacité de plantes collectées directement sur le terrain.
Le but de cette récolte de données est de construire des modèles capables de prédire la niche physique fondamentale des mammifères actuels et fossiles, c’est à dire l’étendue des aliments qu’ils sont capables de consommer sans risque. De telles connaissances trouvent de nombreuses applications en écologie, en biologie de l’évolution, en conservation des espèces ou encore en paléontologie.

Contact : Ghislain THIERY


Réponses biogéochimiques des tourbières aux perturbations globales et locales : de l’observation à la restauration



tourbiere.jpg

28/06/19 - Séminaire de Sébastien GOGO, UMR CNRS ISTO Université d'Orléans

Le vendredi 28 juin 2019 à 13h00, salle de conférences de l'OSUR, bâtiment 14b, Campus de Beaulieu, UR1

Réponses biogéochimiques des tourbières aux perturbations globales et locales : de l’observation à la restauration

Les tourbières ne couvrent que 3% de la surface des continents, mais elles contiennent entre 1/4 et 1/3 du C des sols mondiaux. Ces "hot-spots" de stockage de carbone (C) sont soumis à de multiples perturbations locales et globales. En agissant sur les facteurs physiques (température, profondeur de la nappe d'eau), les perturbations pourraient transformer ces écosystèmes puits en source durable de C avec pour effet de rétroagir positivement sur les changements globaux. De plus, les perturbations induisent des changements de végétation dont les effets sur le cycle et le bilan de C sont encore peu étudiés. Dans ce contexte, les questions sur lesquelles je travaille sont : 1) comment sont affectées les composantes du cycle du C dans une tourbière soumises à un changement de végétation, 2) le fonctionnement en source de C d'une tourbières est-il réversible et 3) quelle rétroaction va se mettre en place dans le contexte des changements climatiques? Pour répondre à ces questions, l'approche adoptée est multi-échelle. Mon site d'étude principal est la tourbière de la Guette (Sologne). Ce site était dominé par les sphaignes, mais il est maintenant envahi par Molinia caerulea. A l'échelle la plus fine, je montrerai que le mélange de litière dans les tourbières peut entrainer une augmentation de la décomposition. A une échelle intermédiaire, j'exposerai les résultats d'une expérience en mésocosmes sur l'effet de la présence de Molinia caeruelae sur les flux de gaz à effet de serre. A l'échelle la plus large, je présenterai le bilan de C à l'échelle de l'écosystème. Au-delà de la compréhension du fonctionnement des tourbières, mon travail porte aussi sur la restauration de la fonction puits C de ces systèmes, dont je montrerai des résultats préliminaires. Enfin, après une présentation de mes activités de recherche et d'observation au niveau national et international, je présenterai quelques perspectives.

Contact : Sébastien GOGO