Séminaire d'Eric PETIT (INRA ESE)



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Le vendredi 29 mars 2019 à 14h00, salle de de conférences de l'OSUR, bâtiment 14b, Campus de Beaulieu, UR1

Le vendredi 29 mars 2019 à 14h00, salle de de conférences de l'OSUR, bâtiment 14b, Campus de Beaulieu, UR1

Taux de croissance et traits démographiques en limite d'aire de distribution chez une espèce longévive favorisée par le réchauffement climatique

Résumé : Bien que le taux de croissance joue un rôle décisif dans la dynamique d'expansion des espèces, il est rarement estimé dans les études empiriques, souvent centrées sur des traits d'histoire de vie ou des traits démographiques particuliers. Le Petit rhinolophe est une espèce de chauve-souris dont la dynamique spatiale est marquée, d'une part, par une forte régression récente, et d'autre part, par des possibilités d'expansion liée au réchauffement climatique. A partir d'une méthode originale d'estimation des survies adulte et juvénile et de la fécondité basée sur un échantillonnage génétique non invasif, nous avons déterminé les taux de croissance intrinsèque de 35 colonies situées dans deux populations situées en limite nord de l'aire de distribution actuelle de l'espèce.

Les colonies situées dans une population actuellement en expansion spatiale montrent des taux nets de reproduction et des taux de croissance supérieurs à ce qui est observé dans les colonies de la population qui ne connait pas d'expansion spatiale, différence qui est essentiellement liée à une différence de survie juvénile chez cette espèce à la fécondité limitée. Le taux de croissance supérieur observé dans la population en expansion n'est pas associé à un compromis entre survie et reproduction, ce qui suggère qu'il est lié à un accès à des ressources moins limitées plutôt qu'à une allocation différentielle de ces ressources.

Contact : Eric PETIT


Séminaire de Marine LEVE (Université Paris-Sud)



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Le vendredi 22 mars 2019 à 13h00, salle de de réunion SVE, bâtiment 13, Campus de Beaulieu, UR1

Le vendredi 22 mars 2019 à 13h00, salle de de réunion SVE, bâtiment 13, Campus de Beaulieu, UR1

Les jardins domestiques, socio-écosystèmes intégrés dans le paysage urbain

Résumé : Les jardins domestiques forment une proportion non négligeable du tissu urbain, estimée entre 8 % et 27 % selon les villes : cette surface pourrait participer aux dynamiques liées à la biodiversité en ville. Les jardins sont cependant peu étudiés, notamment du fait de la difficulté d’y accéder ou d’y réaliser des relevés fréquents.

Je me suis intéressée dans mon travail de thèse aux insectes pollinisateurs et aux habitant·e·s (humain·e·s) de ces jardins. Je vous propose aujourd’hui de présenter comment les jardins domestiques peuvent participer au maintien d’une diversité élevée d’insectes pollinisateurs dans le contexte urbain et péri-urbain, en Île-de-France. En mobilisant les données du programme de sciences participation Spipoll, j’ai relié la diversité en morpho-espèces à l’occupation du sol voisine du point de relevé : surfaces imperméables et surfaces de jardins domestiques ont été prises en compte à plusieurs échelles spatiales, de 50m à 1km autour du point de relevé. Il apparaît que, à l’échelle d’un quartier, 10 à 20 jardins peuvent constituer une différence significative pour la diversité en insectes.

Je me suis aussi intéressée aux ressources florales présentes dans les jardins pour les insectes et au contexte sociétal dans lequel s’insèrent aujourd’hui les jardins domestiques. J’ai notamment analysé la connaissance de la biodiversité par les Français·e·s et l’insertion des actions de protections des insectes proposées au jardin dans le discours sur la biodiversité. Je présenterai plus rapidement ces points afin de présenter le contexte plus large dans lequel s’est réalisé mon travail.

Contact : Marine LEVE


Séminaire d'Alexandrine PANNARD



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Le vendredi 15 mars 2019 à 13h00, salle de de réunion SVE, bâtiment 13, Campus de Beaulieu, UR1

Le vendredi 15 mars 2019 à 13h00, salle de de réunion SVE, bâtiment 13, Campus de Beaulieu, UR1

Etudier la dynamique spatio-temporelle du phytoplancton dans les plans d’eau: ça sert à quoi ?

Résumé : Les activités anthropiques ont fortement impacté les flux de matières organiques et de nutriments dans les bassins versants, entraînant de forts développements de phytoplancton dans les plans d’eau, notamment des cyanobactéries toxiques.
Avec sa taille de quelques dizaines de microns seulement, le phytoplancton va modifier les propriétés physiques et chimiques des masses d’eau et contrôler le fonctionnement écologique du plan d’eau. Son fort taux de croissance rend le phytoplancton très réactif vis-à-vis des conditions climatiques. C’est un des groupes les plus diversifiés en espèces et qui paradoxalement ne dépendent que de quelques facteurs environnementaux.
A travers des études en cours, je montrerai comment ce groupe est impliqué dans le fonctionnement écologique des plans d’eau, profonds et peu profonds (< 3m). Les plans d’eau peu profonds sont beaucoup moins étudiés que les 5% de plans d’eau profonds et sont souvent considérés à tort comme spatialement homogènes.
Bien que ces systèmes soient régulièrement mélangés par le vent, de forts gradients thermiques et chimiques peuvent se mettre en place pendant l’été. Cette fragmentation récurrente, qui va s’accentuer avec le changement climatique, devrait impacter le fonctionnement biogéochimique global du système, ses échanges gazeux avec l’atmosphère, ainsi que sa diversité planctonique.

Contact : Alexandrine PANNARD


Séminaire de Bastien CASTAGNEYROL (INRA UMR BIOGECO, Bordeaux)



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Le vendredi 8 mars 2019 à 13h00, salle de de conférences de l'OSUR, bâtiment 14b, Campus de Beaulieu, UR1

Le vendredi 8 mars 2019 à 13h00, salle de de conférences de l'OSUR, bâtiment 14b, Campus de Beaulieu, UR1

L’intensité des interactions biotiques décroît avec la latitude : élèves et chercheurs traquent une idée zombie

Résumé : L’intensité des interactions biotiques décroît généralement avec la latitude du fait d’une saisonnalité plus marquée et de températures plus froides. Plusieurs études ont notamment documenté une diminution des dégâts d’insectes herbivores et des défenses des plantes avec la latitude, ou encore la réduction de l’activité des prédateurs. Mais cette idée a été récemment remise en question, au point d’être qualifiée « d’idée zombie », c’est à dire une idée toujours largement citée (et enseignée), bien que clairement invalidée.
Nous avons cherché à déterminer si cette idée était morte, mourante, ou bien vivante en testant l’existence d’un gradient latitudinal dans les dégâts d’insectes herbivores sur le chêne pédonculé. Nous avons également quantifié la variabilité latitudinale des déterminants de l’herbivorie, en particulier les traits chimiques des feuilles, et l’activité des prédateurs.
Les élèves de 35 écoles ont collaboré avec 27 équipes de scientifiques dans 14 pays en Europe pour quantifier l’herbivorie et les traits chimiques des feuilles, et évaluer l’activité des prédateurs au moyen de chenilles en pâte à modeler. Nous n’avons mis en évidence aucun effet de la latitude ou du climat sur les dégâts d’insectes herbivores qui n’étaient en partie expliqués que par les défenses chimiques des feuilles. En revanche, nous avons mis en évidence une diminution de l’activité des prédateurs avec la température du printemps. Nous avons également observé un effet de la température et des précipitations sur les traits chimiques des feuilles.

Contact : Bastien CASTAGNEYROL


Rencontre avec trois stations biologiques


 Olivier Troccaz    07/02/2019 : 14:46

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Le vendredi 8 février 2019 de 9h00 à 11h00, salle de de réunion SVE, bâtiment 13, Campus de Beaulieu, UR1

Le vendredi 8 février 2019 de 9h00 à 11h00, salle de de réunion SVE, bâtiment 13, Campus de Beaulieu, UR1

Rencontre avec trois stations biologiques

Dans le cadre de l’atelier de montage du projet BFS3 « Biological Field Station Science for Society » pour répondre à l’appel d’offre H2020 SwafS-15 nous vous proposons de découvrir trois stations biologiques, au Canada, en Pologne et en Espagne, qui souhaite collaborer avec EcoBio et la Station Biologique de Paimpont.

 

 
Hugues Sansregret, Université Laval, Québec, Canada

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La Forêt Montmorency, c'est l'Université Laval en pleine nature ! Couvrant une superficie de 412 km2, elle est la plus grande forêt d'enseignement et de recherche au monde. C'est plus de 50 ans de recherche et d'expérience pour continuellement améliorer les pratiques d'aménagement durable de la forêt. Le grand public peut aussi y pratiquer des activités de plein air et dormir dans le pavillon principal ou les chalets situés au cœur de la forêt.
 
Mariusz Pelechaty, Université Adama Mickiewicza, Poznan, Pologne
080219 2 Dans la station Jeziory, un certain nombre de travaux sont basés dans le parc national de Wielkopolski, principalement dans le bassin versant du lac Górecki. Des travaux de recherche dans le domaine des sciences biologiques, chimiques, géographiques et géologiques portent entre autres sur le changement de l’écosystème aquatique. Les activités éducatives concernent les étudiants mais aussi les écoles secondaires dans le cadre du programme européen POWER.
 
Xim Cerda, Conseil espagnol pour la recherche scientifique (CSIC), Sevilla, Espagne
080219 3 La station biologique de Doñana fait partie du réseau des LTER en Europe. La mission fondamentale est de mener des recherches multidisciplinaires du plus haut niveau afin de comprendre, d’un point de vue évolutif, la manière dont la biodiversité est générée, maintenue et détériorée, ainsi que les conséquences de sa disparition et les possibilités de sa conservation. Le transfert de ce savoir vers la société est également au centre des activités de cette station dans la Reserve de Doñana.

 

Contact pour le projet BFS3 : Annegret Nicolai (@), Olivier Norvez (@)