Sexual selection: its impacts on speciation and its decomposition along of the pre- and postmating fitness episodes



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11/10/19 - Séminaire de Lucas MARIE-ORLEACH

Le vendredi 11 octobre 2019 à 13h00, salle de conférences de l'OSUR, bâtiment 14b, Campus de Beaulieu, UR1

Sexual selection : its impacts on speciation and its decomposition along of the pre- and postmating fitness episodes

Sexual selection is known to drive the evolution of striking pre- and postmating traits, and may affect macroevolution processes such as adaptation, speciation, or extinction. Here, I will present two studies on the role of sexual selection on speciation, and on the quantification of sexual selection on pre- and postmating episodes of selection. First, to assess the role of sexual selection in speciation, we used standard measures of sexual selection (Bateman metrics) to investigate whether the strength of sexual selection predicts species richness across the Animal Kingdom. We found a correlation between male Bateman gradients and species richness, which suggests that sexual selection promotes speciation and/or protects against species extinction. Second, to understand the relative importance of pre- and postmating sexual selection, we used a transgenic line of the transparent flatworm, Macrostomum lignano, that expresses green fluorescent protein (GFP) in all cell types, including sperm cells, enabling in vivo sperm tracking and easy paternity analysis. Thus, we could observe and quantify usually cryptic traits, and ask how mating success, sperm-transfer efficiency and sperm-fertilising efficiency contributed to male reproductive success. We found that a large part of variance in male reproductive success arose from the postmating episodes, during which individuals with larger testes managed to successfully transfer more sperm per copulation. Ongoing analyses aim to distinguish the stochastic from the repeatable components of variance in individual success, and to investigate fitness landscapes in a multivariate trait space along the different episodes of selection.

Contact : Lucas MARIE-ORLEACH


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Planification expérimentale : Des outils contemporains, génériques et économiques



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04/10/19 - Séminaire de Nicolas PARISEY (INRA IGEPP)

Le vendredi 4 octobre 2019 à 13h00, salle de l'UFR SVE, bâtiment 13, Campus de Beaulieu, UR1

Planification expérimentale : Des outils contemporains, génériques et économiques

Une expérience bien pensée est une façon efficace et élégante de faire progresser la connaissance. Mais aucune expérience n’échappe aux aléas : erreur de mesure, variabilité du vivant, etc Depuis les premiers travaux de Fisher en 1925, les liens entre mathématiques et expérimentation n'ont fait que se renforcer. Je ferais ici un rapide tour d’horizon des méthodes récentes pour aider à planifier des expériences.

Contact : Nicolas PARISEY


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Predicting ecosystem process responses to climate change using the response-to-effect trait framework



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20/09/19 - Séminaire de Matty P. BERG (Vrije Universiteit Amsterdam)

Le vendredi 20 septembre 2019 à 13h00, salle de conférences de l'OSUR, bâtiment 14b, Campus de Beaulieu, UR1

Predicting ecosystem process responses to climate change using the response-to-effect trait framework

One ecologically important aspect of climate change is the increase in frequency and duration of extreme events. These climate events, such heat waves, dry spells or flooding have a larger impact on interacting organisms and ecosystems than gradual changes in the average climate. One of the Herculean tasks we face as ecologists is to understand and predict how climate change will impact the community of functional important organisms, such as soil fauna, and how shifts in community composition affect ecosystem processes.

It has been proposed that ecological generality will improve with a shift from a nomenclatural approach focusing on species number and identity to a more functional approach focusing on species’ functional traits. Trait-based approaches can strongly reduce context dependency. We used a response-to-effect trait framework to understand how precipitation-induced changes in soil moisture conditions affect plants, plant litter, soil fauna and their effect on litter decomposition. First, we measured tolerance traits and life history traits of soil fauna under standardized laboratory conditions and found that interspecific dissimilarity in functional traits explained shifts in community composition across landscape environmental gradients. Also, species can be aggregated in response groups based on similarity in trait values. Second, experimentally we showed that soil fauna community response to environmental stress could be forecasted from resistance traits and resulted in significant effects on litter decomposition, a key ecosystem process that could be forecasted from species effect traits (specifically litter consumption).

These results suggest that the impact of climate extremes on ecosystems can be predicted from the functional traits and trait linkages of species. These findings contribute to the increasing need to generate empirically tested, mechanistic predictions on the effect of global changes on functionally important organisms and their effect on ecosystem processes.

Contact : Matty P. BERG


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Science participative : effet de mode ou outil moderne ? De Vigie-nature à 65 Millions d'Observateurs



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13/09/19 - Séminaire de Romain JULLIARD (MNHN)

Le vendredi 13 septembre 2019 à 13h00, salle de conférences de l'OSUR, bâtiment 14b, Campus de Beaulieu, UR1

Science participative : effet de mode ou outil moderne ? De Vigie-nature à 65 Millions d'Observateurs

Mis en place dans les années 2000, Vigie-nature (www.vigienature.fr) a trois objectifs : alimenter en données un projet de recherche sur le devenir de la biodiversité face aux changements globaux ; permettre aux participants de développer des compétences autour des enjeux de biodiversité ; produire des indicateurs pour la puissance publique à différentes échelles spatiales. Pour y répondre, Vigie-nature s’appuie sur des protocoles standardisés d’observation proposés à différents publics répondant à des projets spécifiques et produisant des données structurées. Ces protocoles exigeants pour le participant semblent paradoxalement plus engageants que des dispositifs d’observation peu contraints (hypothèse de l’ « expérience optimale », cf les travaux de M. Csíkszentmihályi). Notre expérience souligne également l’importance du partage des données structurées entre participants afin de leur permettre de s’imiter, de s’entraider et de se contrôler les uns les autres. C’est un processus très puissant de contrôle-qualité. L’animation des projets de sciences participatives est évidemment essentielle et distribuée à différents niveaux d’organisation qu’il s’agit d’articuler. En particulier, le niveau local (relais locaux qui vont de l’échelle du quartier à celui de la région) est sans doute le plus efficace et là où se trouve les ressources humaines d’animation. Il s’agit de proposer les outils d’animation appropriés à ces échelles et de permettre la circulation de données structurées entre ces niveaux. C’est l’un des principaux objectifs de l’infrastructure pour les sciences participatives que met en place le projet « 65 millions d’Observateurs ».

Contact : Romain JULLIARD


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" Dis-moi ce que tu es, je te dirai ce que tu manges " : relier les outils dentaires des mammifères aux propriétés physiques de leurs aliments



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06/09/19 - Séminaire de Ghislain THIERY (PALEVOPRIM UMR CNRS 7262 Université de Poitiers)

Le vendredi 6 septembre 2019 à 13h00, salle de conférences de l'OSUR, bâtiment 14b, Campus de Beaulieu, UR1

" Dis-moi ce que tu es, je te dirai ce que tu manges " : relier les outils dentaires des mammifères aux propriétés physiques de leurs aliments

L’accès aux ressources alimentaires est un facteur prépondérant à la survie des espèces animales. Dans le cas des espèces folivores ou frugivores, cela nécessite parfois d’accéder à des ressources protégées mécaniquement, par exemple par des fibres coriaces, une surface abrasive ou une coque dure. Chez les mammifères, ce sont les dents qui sont le plus souvent sollicitées contre ces protections. Au-delà de l’usure et des dommages causés par ces contacts répétés, la pression de sélection exercée par les plantes sur la dent peut conduire à l’émergence d’outils dentaires - c’est à dire d’adaptations de la dent à la consommation d’aliments résistants.
Dans le cadre de mon projet de recherche, j’étudie les outils dentaires des mammifères actuels à l’aide de la topographie dentaire, un outil analytique permettant de caractériser la géométrie de surface de la dent. Mon objectif est d’isoler les outils dentaires afin de les comparer entre les espèces. Dans un deuxième temps, j’explore les propriétés physiques des plantes consommées par ces espèces. A l’aide de testeurs mécaniques transportables, je mesure la dureté et la coriacité de plantes collectées directement sur le terrain.
Le but de cette récolte de données est de construire des modèles capables de prédire la niche physique fondamentale des mammifères actuels et fossiles, c’est à dire l’étendue des aliments qu’ils sont capables de consommer sans risque. De telles connaissances trouvent de nombreuses applications en écologie, en biologie de l’évolution, en conservation des espèces ou encore en paléontologie.

Contact : Ghislain THIERY


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