Soutenance de thèse d'Edwige DEMANGEAT



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Le lundi 10 décembre 2018 à 14h00, salle de conférences de l'OSUR, bâtiment 14b, Campus de Beaulieu, UR1

Le lundi 10 décembre 2018 à 14h00, salle de conférences de l'OSUR, bâtiment 14b, Campus de Beaulieu, UR1

Devenir des nanoparticules de fer dans l'environnement. Stabilité colloïdale, réactivité chimique et impacts sur le végétal

Résumé : Les nanoparticules de fer manufacturées (NPs-Fe) sont des matériaux de taille nanométrique dont l’utilisation s’est, depuis peu, étendue à des domaines environnementaux. Leur dispersion dans les milieux aqueux et solides, et leurs interactions avec le vivant soulèvent toutefois encore de nombreuses questions. Dans la première partie de cette étude, nous conduisons un travail approfondi de caractérisation des NPs-Fe et précisons comment ces propriétés sont impliquées dans les processus contrôlant la stabilité colloïdale puis la réactivité chimique (capacité d’adsorption du cuivre) des NPs-Fe en solution aqueuse. Des modifications à la fois surfaciques et cristallochimiques sont appliquées afin de mettre en évidence le rôle clés de la chimie de surface des NPs-Fe. Dans cette étude, il est montré que les acides humiques limitent l’agrégation des NPs-Fe et procurent des sites d’adsorption pour les métaux. Les conditions physico-chimiques du milieu s’avèrent également jouer un rôle crucial. Le pH modifie la charge de surface des NPs-Fe et les forces d’attraction/répulsion qui en résultent. Dans la dernière partie de cette étude, nous étudions les interactions entre les NPs-Fe et les végétaux, en solution puis dans un sol. Après 63 et 57 jours, les mesures de susceptibilité magnétique montrent que les NPs-Fe s’accumulent au niveau des racines avant d’être transloquées, en moindre quantité, dans les parties aériennes des plantes. La réponse des plantes à l’exposition aux NPs-Fe se traduit par une augmentation de la biomasse végétale et des teneurs en chlorophylles et une diminution de la peroxydation lipidique.

Mots clés : nanoparticules de fer, oxydation, agrégation, adsorption, métaux, plantes

Jury :

François CHABAUX (rapporteur) - Professeur à l'Université de Strasbourg, LHYGES Strasbourg;

Oleg POKROVSKY (rapporteur) - Directeur de recherche CNRS, GET Toulouse;

Laurence DENAIX (examinatrice) - Directrice de recherche INRA, ISPA Bordeaux;

Francisco CABELLO-HURTADO (co-directeur) - Maître de conférence (HDR), ECOBIO, Université de Rennes1;

Aline DIA (co-directeur) - Directrice de recherche, Géosciences Rennes, Université de Rennes1;

Mathieu PEDROT (co-directeur) - Maître de conférence (HDR), Géosciences Rennes, Université de Rennes1

Contact : Edwige DEMANGEAT


Séminaire de Greg LAMARRE (Académie des sciences de la République Tchèque)


 Olivier Troccaz    27/11/2018 : 11:00

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Le mercredi 5 décembre 2018 à 13h00, salle de conférences de l'OSUR, bâtiment 14b, Campus de Beaulieu, UR1

Le mercredi 5 décembre 2018 à 13h00, salle de conférences de l'OSUR, bâtiment 14b, Campus de Beaulieu, UR1

More than just species! Tribute to Arthropod Functional Ecology

Contact: Greg LAMARRE


Séminaire de Zhara AKBARZADEH (University of Waterloo, Canada)


 Olivier Troccaz    27/11/2018 : 10:30

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Le vendredi 30 novembre 2018 à 13h00, salle de conférences de l'OSUR, bâtiment 14b, Campus de Beaulieu, UR1

Le vendredi 30 novembre 2018 à 13h00, salle de conférences de l'OSUR, bâtiment 14b, Campus de Beaulieu, UR1

Effects of damming on river nitrogen fluxes: a global analysis

Abstract: Together with phosphorus (P), nitrogen (N) is the major macronutrient limiting or co-limiting the biological productivity of freshwater and marine ecosystems. This study shows that damming significantly changes the fate and transport of N along river networks. Damming creates hotspots of biological activity by promoting the in-reservoir biogeochemical processing of nutrients. Globally, dams eliminate N by burial in sediments accumulating in reservoirs and through the emission of gaseous products of denitrification to the atmosphere. They also increase the N:P ratio of riverine discharge, principally due to in-reservoir N fixation, thereby reducing N limitation of primary production in receiving lentic and coastal marine environments. Damming therefore has important implications for managing the impacts of cultural eutrophication.

Contact: Zhara AKBARZADEH


Soutenance de thèse de Youn HENRY



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Le jeudi 29 novembre 2018 à 13h30, salle de conférences de l'OSUR, bâtiment 14b, Campus de Beaulieu, UR1

Le jeudi 29 novembre 2018 à 13h30, salle de conférences de l'OSUR, bâtiment 14b, Campus de Beaulieu, UR1

Influence des facteurs alimentaires et du microbiote intestinal sur la tolérance au stress chez Drosophila melanogaster

Résumé : Un grand nombre de paramètres environnementaux affectent les insectes, et l’identification des éléments impliqués dans l’adaptation aux stress est cruciale. La nutrition est une clé de cette adaptation : elle contrôle la santé des organismes, et par conséquent affecte leur tolérance au stress. Le microbiote intestinal module lui aussi les processus physiologiques des organismes, notamment en agissant sur leur phénotype nutritionnel. Cependant, nous ignorons encore la capacité de ce microbiote à modifier la tolérance au stress de l’hôte.

A travers la manipulation du microbiote et de la nutrition, nous avons testé les effets de l’interaction microbiote-nutrition chez Drosophila melanogaster en nous concentrant sur la tolérance au stress. Nous avons montré une nette dépendance des mouches à l’accès aux levures pour maintenir un développement et un métabolisme normal. A l’inverse, l’altération du développement générée par les substrats nutritionnellement pauvres ou par la surpopulation larvaire était bénéfique pour la tolérance au stress. Nous avons démontré que le microbiote peut partiellement compenser les effets d’une privation en levures, mais n’a pas d’effet quand elles sont en excès. Concernant la thermotolérance, nous avons constaté que les effets du microbiote étaient très variables, et avons attribué cette variabilité à la présence ou l’absence des levures. Les assemblages de microorganismes environnementaux étaient modifiées par la composition du substrat, mais le microbiote intestinal était étonnamment stable. Ces résultats témoignent de la capacité des facteurs nutritionnels et du microbiote à moduler le développement et le phénotype des Drosophiles.

Abstract: A large number of environmental parameters constrain insect species, and identifying the elements involved in the adaptation to stressful conditions is crucial. Nutrition is a key factor of this adaptation: it largely controls health of organisms and therefore their stress tolerance. In addition, it is now established that microbiota (i.e. the whole microbial community associated with a host) is much involved in physiological processes of organisms. In particular, gut microbiota is able to modulate host’s nutritional phenotype, resulting in complex dietary-dependent effects. Whether or not gut microbiota can act on stress tolerance is not clear.

Using experimental manipulation of microbiota and nutrition, we investigated the outcome of the microbiota-nutrition relationship on Drosophila melanogaster, with a special focus on stress tolerance. We showed a clear dependency of flies on yeasts availability to maintain a normal development, metabolism, and size. Conversely, impaired development resulting from artificial poor diets or from larval crowding was often beneficial for stress tolerance. We demonstrated that microbiota could partially compensate for the absence of yeast resource, but no effects were found in rich food contexts. We observed variable importance of microbiota on thermal tolerance, and attributed this variation to the presence or absence of yeasts. Environmental microorganisms communities were modified by diet composition but gut microbiota was surprisingly stable. Together, these findings highlight the importance of nutritional factors and microbiota in developmental and phenotypical plasticity of fruit flies.

Jury :

David RENAULT (Directeur; ECOBIO - Univ. Rennes)
Hervé COLINET (co-Directeur; ECOBIO - Univ. Rennes)
Eric LE BOURG (rapporteur; CRCA - Univ. Toulouse)
Geneviève PREVOST (rapporteuse; EDYSAN - Univ. Amiens)
Patricia GIBERT (examinatrice; LBBE - Univ. Lyon)
Zenobia LEWIS (examinatrice; Univ. Liverpool)
Joan VAN BAAREN (examinatrice; ECOBIO - Univ. Rennes)
Philippe VERNON (examinateur; ECOBIO - Univ. Rennes)

Contact : Youn HENRY


Séminaire de Claire MEROT (Université Laval, Québec, Canada)



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Le mercredi 28 novembre 2018 à 13h00, salle de conférences de l'OSUR, bâtiment 14b, Campus de Beaulieu, UR1

Le mercredi 28 novembre 2018 à 13h00, salle de conférences de l'OSUR, bâtiment 14b, Campus de Beaulieu, UR1

Quel rôle jouent les variations de structure du génome dans l’adaptation et la spéciation chez la mouche du varech ?

Résumé : Les variations de structure du génome, type inversions chromosomiques, représentent une large part de la diversité intra- et inter-spécifique et, en impactant la recombinaison, sont un facteur-clé de la diversification dans un contexte de flux de gènes. Sur le modèle de la mouche du varech Coelopa frigida, je combine des méthodes expérimentales avec des approches d’écologie, et de génomique des populations afin de mieux comprendre comment forces évolutives et architecture génomique interagissent et comment les variations de structure sont impliquées dans l’adaptation et la diversification.

Je présenterai en particulier le cas d’une inversion chromosomique de grande taille chez Coelopa frigida. Nos résultats suggèrent que cette inversion affecte fortement les traits d’histoire de vie, est impliquée dans l’adaptation locale et présente du polymorphisme dans tout l’Atlantique Nord, maintenu par plusieurs mécanismes de sélection balancée. Nous avons aussi assemblé un génome de référence et, récemment re-séquencé 16 populations le long d’un gradient nord-sud afin de caractériser le paysage génomique de l’inversion dans un contexte adaptatif et démographique. Je parlerai des méthodes utilisées, qui ont permis d’optimiser les coûts de librairies et séquençage, puis des résultats (préliminaires) apportés par l’approche génomique.

Contact : Claire MEROT