Séminaire de Sarah COFFINET (Universität Bremen)



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Le vendredi 21 septembre 2018 à 13h00, salle de conférences de l'OSUR, bâtiment 14b, Campus de Beaulieu, UR1

Le vendredi 21 septembre 2018 à 13h00, salle de conférences de l'OSUR, bâtiment 14b, Campus de Beaulieu, UR1

Les zones côtières végétalisées sont-elles le puits de carbone le plus efficace de la planète ?

Résumé : La notion de carbone bleu, définie par Nellemann et al. en 2009, correspond à la capacité de fixation du CO2 atmosphérique par les écosystèmes océaniques. Les zones côtières végétalisées ont un rôle essentiel pour ce carbone bleu de par leur forte productivité primaire et leur capacité de stockage. Il est estimé que ces zones accumuleraient autant de carbone organique que les forêts terrestres, bien que leur superficie mondiale représenterait moins de 3% de la couverture forestière mondiale (Duarte et al., 2013); ce qui en ferait un puits de carbone particulièrement efficace. Cependant, ces estimations sont calculées à partir de la densité végétale rapportée au taux de sédimentation ; négligeant le devenir du carbone organique une fois sédimenté. L’étude des sédiments marins a pourtant montré qu’entre son dépôt et son enfouissement à long terme, la matière organique (MO) subit de nombreuses transformations, conduisant à la reminéralisation en CO2 et CH4 d’une part plus ou moins importante de cette MO. Les progrès en biologie moléculaire et géomicrobiologie ont également mis en évidence le rôle prépondérant des communautés microbiennes benthiques dans ces processus de reminéralisation. Une étude récente (Van de Broek et al., 2018), réalisée le long de l’estuaire du Scheldt, a montré que le taux de reminéralisation de la MO autochtone (i.e. produite dans la zone humide) pourrait être élevé et augmenterait avec le degré de salinité du site. Cette étude illustre ainsi l’importance d’une meilleure compréhension de l’activité microbienne dans les sédiments des zones côtières végétalisées afin d’évaluer correctement leur potentiel de puits de carbone. A cette fin, je souhaite combiner microbiologie et géochimie organique en utilisant des méthodes d’incubation innovantes pour contraindre et quantifier l’impact de l’activité microbienne sur les capacités de stockage du CO2 par les zones côtières végétalisées.

Contact : Sarah COFFINET

S COFFINET 210918


On a retracé l'histoire évolutive de l'aubergine !



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Comment l’aubergine est devenue asiatique.

Comment l’aubergine est devenue asiatique. Une histoire de génomes, d’éléphants et d'impalas

Le contexte évolutif de l’aubergine était jusqu’à récemment très peu connu. Les archives et les données génétiques avaient révélé que si la plupart des espèces sauvages apparentées à l’aubergine étaient africaines, c’était en Asie qu’avait eu lieu le processus de domestication. Des chercheurs de l’Université de Rennes 1 et des Muséums d’histoire naturelle de Londres (Natural History Museum) et de Finlande (Université d’Helsinki) viennent d’obtenir la première hypothèse solide concernant l’origine de l’aubergine et des espèces sauvages qui lui sont directement apparentées. Parmi cette équipe internationale, on retrouve Xavier Aubriot. Xavier est botaniste et a effectué une année d'ATER (2017-2018) au sein du laboratoire ECOBIO (équipe EGA 'Evolution Génome Adaptation' de Malika Ainouche) de l'OSUR. Dans le cadre de cet ATER, il a donc travaillé à la publication de résultats inédits sur l'histoire évolutive de l'aubergine (Solanum melongena et des espèces qui lui sont directement apparentées. Ces travaux sont publiés en août 2018 dans la revue American Journal of Botany.

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Séminaire de Nusha KEYGHOBADI (Western University, Canada)



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Le vendredi 13 juillet 2018 à 13h00, salle de conférences de l'OSUR, bâtiment 14b, Campus de Beaulieu, UR1

Le vendredi 13 juillet 2018 à 13h00, salle de conférences de l'OSUR, bâtiment 14b, Campus de Beaulieu, UR1

Landscape genetics in a dynamic world: case study of an alpine butterfly

Abstract: Population geneticists have long been interested in the factors that determine genetic variation within and among populations. Landscape genetics focuses specifically on the role of landscape structure in shaping patterns of genetic variation, primarily through effects on dispersal. Many theoretical and empirical studies in landscape genetics assume stable population sizes, yet real populations are dynamic and show temporal fluctuations in size. Such demographic fluctuations affect patterns of genetic variation on both short and long time scales, and can influence the observed relationships between genetic variation and landscape structure. Long-term ecological and genetic studies of a spatial network of populations of an alpine butterfly (the Rocky Mountain apollo, Parnassius smintheus) have allowed us to examine how genetic variation, and its association with landscape structure, changes across demographic cycles. Our results indicate a system in which genetic variation is highly dynamic, probably never at equilibrium, and responds rapidly to changes in demography.
Contact: Nusha KEYGHOBADI
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Séminaires d'Héctor RODRIGUEZ PEREZ et Christophe PISCART



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Le vendredi 15 juin 2018 à partir de 13h00, salle de conférences de l'OSUR, bâtiment 14b, Campus de Beaulieu, UR1

Le vendredi 15 juin 2018 à partir de 13h00, salle de conférences de l'OSUR, bâtiment 14b, Campus de Beaulieu, UR1

Effets du réchauffement climatique sur la compétition entre deux espèces exotiques envahissantes Ludwigia hexapetala et L. peploides; une expérience en mésocosmes.

Résumé : Les modèles climatiques prédisent une augmentation du nombre des invasions biologiques suite au réchauffement climatique. Deux espèces de jussie Ludwigia peploides et L. hexapetala sont présentes en France et sont responsables de nombreuses nuisances. Des observations de terrain montrent un remplacement de L. peploides par L. hexapetala sur quelques marais. Nous avons réalisé une expérience en mésocosmes pour tester l’effet d’une augmentation de la température et de la densité sur le développement de ces deux espèces. Des individus de L. peploides et de L. hexapetala ont été exposés soit à une température ambiante soit à une hausse modérée de la température ambiante (ca. 1°C ; scenario le plus optimiste du GIEC). Ils ont été plantés soit en monoculture soit en culture mixte à différentes densités suivant un design du type split-plot. Plusieurs traits morphologiques et physiologiques ont été mesurés. Nous n’avons pas montré d’effet de la densité et du voisinage sur les deux espèces. Dans nos conditions expérimentales, nous n’avons mis en évidence ni compétition entre les individus ni entre les espèces. En revanche, la biomasse de L. hexapetala a été stimulée par une augmentation de la température. Aucun effet du réchauffement climatique n’a été démontré sur L. peploides. Les résultats suggèrent que le réchauffement climatique aurait un impact positif sur la croissance de L. hexapetala et de ce fait qu’une augmentation même faible de la température jouerait sur le potentiel invasif et la distribution future de ces deux espèces.
 

Linking metabolomic effects of salinization on amphipods and functional consequences on freshwater ecosystems.

Abstract: Human activities are causing the salinization of freshwaters globally, leading to the degradation of ecosystem health, losses of ecosystem services and increasing the risks to human health. This experimental study will report changes in metabolome and feeding activity (predation and leaf litter consumption) induced by sub-lethal salt concentrations. Indeed, to face such dramatic combination of salted environmental, many invertebrates respond adaptively by modifying a large panel of physiological, behavioral and developmental parameters. the metabolic and functional consequences will be assessed for three species of freshwater amphipods more or less sensitive to salinity. As most crustaceans, amphipods are interesting to work on salinization because they are known to change their physiology under increasing salinity in waters. We also chose to work with freshwater amphipods because of the crucial role in the functioning of aquatic ecosystems.
This talk will present our first results on feeding activity and body stores in animals according to the salinity.

 
Contacts : Héctor RODRIGUEZ PEREZ et Christophe PISCART Affiche Seminaire 150618

Séminaire d'Alejandro TENA BARREDA (Instituto Valenciano de Investigaciones Agrarias Valencia)


 Olivier Troccaz    05/06/2018 : 10:51

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Le vendredi 8 juin 2018 à 13h00, salle de conférences de l'OSUR, bâtiment 14b, Campus de Beaulieu, UR1

Le vendredi 8 juin 2018 à 13h00, salle de conférences de l'OSUR, bâtiment 14b, Campus de Beaulieu, UR1

Honeydew as food source for insects: a sweet than can become toxic

Abstract: Honeydew is a sugar-rich excretion of phloem feeding insects, which is likely the primary carbohydrate source available to insects in many agroecosystems. Over the last decade, it has been demonstrated that parasitoids, predators, ants and pollinators often utilize this sugar source and there is evidence that honeydew can indirectly impact the population dynamics of herbivores through its nutritional value for parasitoids and predators. The strength of these effects will depend on the quality and quantity of the honeydew, and the presence and competitive strength of other honeydew consumers such as ants. The combination of these factors is expected to result in distinct scenarios that should be analyzed for each agroecosystem. This scenario, however, can change if honeydew-producers feed on plants sprayed with insecticides as we have recently demonstrated that honeydew can be a new route of insecticide exposure to beneficial insects.

Contact: Alejandro TENA BARREDA

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