Séminaire d'Andreas PRINZING


 Olivier Troccaz    21/02/2018 : 10:14

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Le vendredi 23 février 2018 à 13h00, salle de conférences de l'OSUR, bâtiment 14b, Campus de Beaulieu, UR1

Le vendredi 23 février 2018 à 13h00, salle de conférences de l'OSUR, bâtiment 14b, Campus de Beaulieu, UR1

Closely related neighbors select for chemical defenses in oaks

Abstract:

Under global change, trees face a double pressure from enemies and harsh climate. Both pressures may be modified by the tree neighbourhood such as increased enemy pressure in a closely related neighborhood. Both, local neighbourhood and regional climates, may select for adapted genotypes. Adaptations to such pressures include flavonoids and anthocyanins, suggesting that the adaptation to one pressure may interact with the adaptation to the other, either by a trade-off or by mutual facilitation. We studied oak seedlings in evolutionary proximate and distant neighbourhoods as well as adults of genotypes that have been selected by such neighbourhoods. We studied anthocyanin and flavonoid contents as well as morphological defenses and the performance of seedlings and trees in terms of growth and survival. We found evidence for a response to both climate and neighbourhood, and heritability of this response. Tentative results suggest that evolutionary proximate neighbours (i) are a direct shelter for seedlings and indirectly facilitate the response to climate stress; (ii) have no direct effect on adults but indirectly facilitate response to herbivores while impeding response to climate stress. Overall, evolutionary proximate neighbours seem to facilitate chemical adaptation to climate stress at seedling stage and chemical adaptation to natural enemies at adult stage.

Contact : Andreas PRINZING

Affiche Seminaire ESDD 230218


Séminaire de Martine BOCCARA (UPMC)


 Olivier Troccaz    29/01/2018 : 09:45

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Le vendredi 2 février 2018 à 12h00, salle de conférences de l'OSUR, bâtiment 14b, Campus de Beaulieu, UR1

Le vendredi 2 février 2018 à 12h00, salle de conférences de l'OSUR, bâtiment 14b, Campus de Beaulieu, UR1

Application de la microscopie interferométrique à l’analyse des virus

Résumé : Un nouveau microscope optique utilisant l’interférométrie (1) permet de détecter et caractériser rapidement les nanoparticules dans tout environnement. Nous présenterons le principe de cette méthode ainsi que quelques applications, majoritairement en milieu aquatique à ce jour.

Cette méthode différencie les virus des autres particules telles que les vésicules. L’interférométrie délivre également des prédictions de taille des particules qui se révélèrent concordantes avec celles de microscopie électronique.

Par ailleurs, cette méthode facile à mettre en œuvre est non destructive et donc en bonne adéquation avec d’autres méthodes comme le séquençage ou la microscopie électronique.

(1) M Boccara M, Y Fedala, C Vénien-Bryan, M Bailly-Bechet, C Bowler, AC Boccara, Full field interferometry for counting and differentiating aquatic biotic nanoparticles: from laboratory to Tara Oceans. Biomed Opt Express 2016;7:3736-3746

Contact : Martine BOCCARA

Seminaire Boccara 020218


Séminaires de Maxime DAMIEN et Alice MEYER



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Le vendredi 26 janvier 2018 à 13h00 et 13h30, salle Auvray, bâtiment 15, Campus de Beaulieu, UR1

Le vendredi 26 janvier 2018 à 13h00 et 13h30, salle Auvray, bâtiment 15, Campus de Beaulieu, UR1

Ground predators benefits more from semi-natural than natural habitats under harsh climatic conditions

et

Les perceptions sociales du "naturel" dans les espaces verts urbains

Résumés :

Ground predators benefits more from semi-natural than natural habitats under harsh climatic conditions
In agricultural landscapes, natural and semi-natural habitats enhance arthropod diversity in neighboring cultivated crops. Most studies carried out during growing seasons implied that the structure or botanical characteristics of such habitats are key determinants for biocontrol services. Global warming has led to overall increase of mean winter temperatures, notably in western part of France. Climatic changes have impacted plant phenology and may benefit ground predators that could use non-crop vegetation during the cold season as shelter or food resources. We study how the type of habitats influence arthropod activity-density, diversity and flows. We sampled ground predators in organic and conventional cereal crops during winter season using directional pitfall traps between perennial grassy margins and ephemeral flower strips, as well as ‘classic’ pitfall traps in all habitats. We hypothesized that (i) perennial grassy habitats, being more stable and more diverse should host higher abundance and diversity of ground predators than ephemeral sown flowering strips and (ii) similar patterns should be observed in adjoining crops areas of these habitats. The activity-density of Staphylinidae, Carabidae and Araneae species were higher in ephemeral flower strips and in nearest crop areas in the early and late seasons. At the opposite diversity of Carabidae and Araneae were higher within spontaneous grassy margins. Flower strips acted as main sources and sinks of ground predators for surrounding habitats with more exchanges between them and adjoining cereal crops than between perennial grassy margins and crops. Beyond stressing ground predator activity under cold conditions, results suggested that non-crop vegetation surrounding crops need to be considered carefully in order to favor natural enemy.

Les perceptions sociales du "naturel" dans les espaces verts urbains
Dans un contexte d’urbanisation grandissante, les collectivités assistent aujourd’hui à une nouvelle demande des urbains de « nature » en ville, et donc d’espaces verts urbains de diverses formes et de proximité.
Cette présentation identifie dans une première partie ce que représente cette nouvelle demande sociale de "nature" en ville. Elle interroge notamment ce que signifie et représente "un espace de nature" pour les urbains aujourd’hui, en comparant cette perception à celles des écologues sur les espaces verts de la ville de Rennes.
Dans une seconde partie, seront abordées les actions prises en faveur de la nature urbaine par les collectivités, en particulier au niveau des espaces verts, en prenant à nouveau pour exemple la ville de Rennes. Cette présentation permettra ainsi de proposer une reflexion tripartite écologues-citoyens-collectivités sur les impacts et les rôles des espaces verts urbains d’aujourd’hui et de demain.

Contact : @


Team Solar Bretagne par Olivier HELARY, Albane GAFFAJOLI et Nathanaël GILET



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Le vendredi 19 janvier 2018 à 13h00, salle de l'UFR SVE, bâtiment 13, Campus de Beaulieu, UR1

Le vendredi 19 janvier 2018 à 13h00, salle de l'UFR SVE, bâtiment 13, Campus de Beaulieu, UR1

Team Solar Bretagne

Notre association, Team Solar Bretagne présidée par Philippe Madec, œuvre en Bretagne pour l’habitat citoyen et écologique de demain depuis 2013. En 2016, nous avons été retenu comme la seule équipe française pour se lancer dans une incroyable aventure : le Solar Decathlon China 2018, pour dire vite : « les jeux olympiques de l’habitat durable ». 22 équipes internationales se réuniront à l’été 2018 pour présenter en Chine à Dezhou, 22 prototypes de maisons durables, solaires et bioclimatiques à plus de deux millions de visiteurs. L'association s’est alors associée avec deux universités de Chine (Xiamen et Shandong) pour dessiner le projet. Construit cet été 2017 en Chine par une équipe d’étudiants Français et Chinois, ce prototype est composé à 90% de matériaux bio-sourcés, issus des filières locales chinoises. Il est le fruit d’un travail pédagogique interdisciplinaire inédit : le regroupement de 7 écoles (5 rennaises et 2 chinoises) autour d’un projet d’architecture, d’ingénierie, de domotique, d’innovation en matériaux, ...

Dans le cadre de ce projet, l'équipe s'est penchée sur un système pour la gestion de l'eau de pluie, autour de quatre principes : recyclage des eaux de pluie, bassins d'ornement, de culture et peut-être même d'aquaponie. J'en résume ici en quelques mots ses principes : la volonté était de réutiliser les conteneurs IBC de l'industrie pour en faire par multiplication, un plan de jeux d'eau pour récupération des eaux de pluies, culture et ornement. Une partie de ces bassins sera remplit de terre et sera donc cultivée, l'autre partie sera quant à elle destinée à recueillir l'eau de pluie. Ces bassins seront de trois types : des bassins d'eau, des bassins de masses filtrantes / plantes et des bassins à poissons. Un cheminement sera créé entre tous et une pompe ramènera l'eau depuis le dernier jusqu'au premier et ainsi faire un circuit fermé.

Contact : http://teamsolarbretagne.fr/fr/accueil/

Seminaire TeamSolar 19012018


Soutenance de thèse de Kevin POTARD



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Le jeudi 21 décembre 2017 à 14h30, salle de conférences de l'OSUR, bâtiment 14b, Campus de Beaulieu, UR1

Le jeudi 21 décembre 2017 à 14h30, salle de conférences de l'OSUR, bâtiment 14b, Campus de Beaulieu, UR1

Les émissions de Composés Organiques Volatils (COVs) par les sols dans les paysages agricoles. Identification des sources et incidences sur la qualité de l’air

Résumé :
Les composés Organiques Volatils (COVs) sont des gaz carbonés rares, émis en faible  concentration depuis les surfaces continentale et marine vers l’atmosphère.  Très réactifs, ces composés sont impliqués dans la chimie atmosphérique et sont au cœur de nombreuses problématiques environnementales actuelles telles que le changement climatique lié aux gaz à effet de serre, la qualité de l’air et les rétroactions sur le fonctionnement des écosystèmes. Les couverts végétaux terrestres étaient jusqu’alors identifiés comme les sources principales de COVs d’origine biogénique. Mais, de récentes études suggèrent que les sols pourraient constituer des sources majeures de COVs. Or dans les paysages anthropisés agricoles, les sols sont l’objet d’usages et de gestions divers et variés et sont susceptibles de modifier qualitativement et quantitativement les patrons d’émissions de COVs. Paradoxalement, les sols d’agrosystèmes ont fait l’objet de peu d’inventaires de leurs émissions de COVs (par comparaison au NOx et CH4). La rareté des connaissances sur la contribution des sols d’agrosystèmes dans les émissions de COVs a motivé ce travail de thèse dans lequel trois objectifs ont été poursuivis : i) inventorier les spectres et quantifier les flux de COVs émis par les sols dans les paysages agricoles, ii) déterminer le rôle des microorganismes du sol dans les émissions et iii) identifier les déterminants abiotiques régulant les émissions de COVs par les sols. Une première partie du travail a consisté à analyser les dynamiques temporelles d’émissions de COVs sur le terrain, dans  deux sites observatoires représentatifs du paysage agricole Breton : le site EFELE (SOERE-PRO) comprenant des sols cultivés soumis à des pratiques de fertilisation contrastées (4 régimes différents), et la Zone Atelier Armorique (ZAAr) comprenant des prairies permanentes fertilisées et des prairies humides caractérisées par un faible degré d’anthropisation. La deuxième partie du travail a été menée en laboratoire pour expliciter et compléter les observations de terrain, deux séries d’expérimentations en laboratoire ont été réalisées permettant de manipuler, i) la source de carbone organique du sol via l’apport de différentes molécules modèles, ii)  les communautés microbiennes par la transplantation de  communautés microbiennes naturelles dans trois sols distincts.
Cette étude aura permis de générer des avancées techniques et de produire des résultats entièrement novateurs concernant à la fois la caractérisation des spectres et la quantification des flux de COVs biogéniques émis par les sols. Ainsi, nous montrons, en laboratoire et sur le terrain, qu’un sol émet une quarantaine de masses dont seules quelques-unes (1 à 4 masses) sont dominantes. Ces spectres de COVs sont par ailleurs spécifiques des usages des sols (culture vs prairie) et des pratiques de fertilisation. Nous montrons aussi : i) qu’il existe une temporalité des émissions de COVs par les sols allant de 22 à 157 µg de COVs par m2 h-1, la période hivernale étant la moins émissive et que ii) s’ajoute le fait que certaines pratiques de fertilisation, comme l’apport de lisier de porc, induisent un flux de méthanol pouvant atteindre  jusqu’à 10 fois celui  qui est observé par les sols amendés avec du digestat de lisier de porc.
Concernant, le rôle des microorganismes du sol dans la production de COVs, nous démontrons que le spectre de COVs n’est pas représentatif de la diversité phylogénétique de la communauté du sol mais plutôt de l’activité métabolique des microorganismes actifs. S’agissant de l’exploration des déterminants abiotiques susceptibles de réguler les émissions, nos résultats suggèrent que l’ajout de molécules organiques au sol, induit un changement rapide dans le spectre de COVs émis par le sol, allant de quelques heures à quelques jours après apport. Cette modification est dépendante du degré de polymérisation de la molécule apportée. Ainsi l’acétate induit la production de 1-butanol, tandis que c’est principalement la production de 2-butanone qui est stimulée lors de l’apport de cellulose ou de lignine. Pour conclure, l’approche intégrative et interdisciplinaire mise en œuvre dans ce travail de thèse  a permis d’accroitre les connaissances sur les émissions de COVs biogéniques par les sols. L’ensemble des recherches suggère que les émissions de COVs par les sols ne sont pas négligeables. Leur position clé en termes d’enjeux (chimiques, écologiques, agronomiques, sanitaires) requiert de leur porter davantage  intérêt et de les prendre en compte dans les scénarii futurs des changements globaux (climatiques et usages de terres) notamment en regard des pratiques émergentes de gestion des sols en lien avec la transition écologique amorcée en agriculture. De même, La prise en compte des émissions de COVs dans les cycles biogéochimiques du Carbone et celui associé de l’azote pour mieux appréhender le fonctionnement des écosystèmes est également discuté dans ce document.

Jury :
Christophe GUIMBAUD Professeur d’université – LPC2E / rapporteur
Tiphaine CHEVALLIER Chargée de Recherche – IRD / rapporteur
Alexandre TOMAS Professeur d’université – Mines DOUAI / examinateur
Dominique WOLBERT Professeur d’université – ENSCR / examinateur
Laurence GALSOMIES  Ingénieur de recherche - ADEME / examinateur
Françoise BINET Directrice de Recherche - ECOBIO / directrice de thèse
Jean-Luc LE GARREC Maitre de conférence – IPR / co-directeur de thèse
Cécile MONARD Chargée de recherche – ECOBIO / co-directrice de thèse

Contact : Kevin POTARD