L'intelligence artificielle s'essaye à l'écologie (sans s'en rendre compte)



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Objectif : utiliser l'IA pour tester des hypothèses écologiques jusqu'ici insolubles par les approches traditionnelles

Lou BARBE et Cendrine MONY (université de Rennes 1, ECOBIO) et Benjamin Abbott (Brigham Young University, UT, USA) publient en juillet 2020 dans la revue Trends in Ecology & Evolution un article original intitulé "Artificial Intelligence accidentally learned ecology through video games" sur l'utilisation de l'intelligence artificielle en écologie scientifique. Ils s'appuient pour cela sur le jeu StarCraft II - jeu de stratégie en temps réel - dans lequel l'IA a battu les meilleurs joueurs humains. Dans l'écosystème virtuel de StarCraft II, les joueurs s'affrontent pour des ressources et des habitats, reproduisant involontairement de nombreux processus écologiques qui se produisent in natura. Les auteurs proposent donc de réorienter cette IA dans le but de tester des hypothèses écologiques que les approches traditionnelles n'avaient jusqu'ici pas réussi à résoudre.

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Prix du Macareux d'Or pour Loïc MARION



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Un double MACAREUX D’OR de la LPO pour les frères Marion

Loïc Marion, chercheur CNRS ECOBIO (en retraite depuis décembre 2018, aujourd'hui collaborateur bénévole de l'université de Rennes 1), a reçu le 5 septembre le Prix du MACAREUX D’OR 2020 de la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO), la plus grande association de protection de la nature en France avec 60000 membres ; ce prix est partagé avec son frère jumeau Pierrick, pour leur action remarquable menée conjointement ou séparément pendant 5 décennies pour la défense de la biodiversité en France.

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Réponses des microorganismes actifs du sol face à un apport de biostimulant du sol par rapport aux effets de l'héritage végétal



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Article dans Scientific Reports

L'agriculture est en train de changer pour s'appuyer sur des pratiques agroécologiques qui prennent en compte la biodiversité et les processus écologiques qui se produisent dans les sols. L'utilisation de biostimulants agricoles est apparue comme une alternative valable aux produits chimiques pour soutenir indirectement la croissance et la productivité des plantes. Il a été démontré que certains biostimulants sélectionnent et stimulent les micro-organismes du sol bénéfiques pour les plantes. Cependant, on manque de connaissances sur les effets et le mode d'action des biostimulants agissant sur le fonctionnement du sol, ainsi que sur l'étendue et la dynamique de ces effets. Dans cette étude, nous avons cherché à déchiffrer le mode d'action d'un biostimulant à base d'algues et d'acides aminés destiné à être appliqué sur les résidus de cultures du sol pour augmenter leur minéralisation microbienne et la libération ultérieure de nutriments. En mettant en place une expérience en deux phases (culture de plantes dans le sol et incubation du sol), nos objectifs étaient de (1) déterminer les effets du biostimulant du sol au fil du temps sur les bactéries et les champignons actifs du sol et les conséquences sur la minéralisation du carbone organique dans les sols nus, et (2) évaluer les effets du biostimulant sur les microorganismes du sol par rapport aux effets des plantes dans les sols plantés. Nous avons démontré que le biostimulant du sol avait un effet retardé sur les microorganismes actifs du sol et qu'il activait à la fois les bactéries favorisant la croissance des plantes et les microorganismes saprophytes à moyen terme de 49 jours. Cependant, les changements dans l'abondance des décomposeurs microbiens actifs n'ont pas été associés à un taux de minéralisation plus élevé du carbone organique provenant du sol et/ou de la litière. La présente étude a évalué l'effet bénéfique des biostimulants sur les communautés microbiennes actives du sol comme étant similaire ou même supérieur aux effets hérités des plantes A. thaliana ou T. aestivum. Nous avons spécifiquement montré que le biostimulant augmentait la richesse fongique active dans une plus grande mesure que celle observée dans les sols où poussaient auparavant les deux plantes testées.

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Motion LPPR


 Olivier Troccaz    02/07/2020 : 13:29
 Aucun    Archive des Echos Bio

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44 votants pour la motion sur 45 votants

Alors que nous vivons une crise sanitaire d’ampleur inégalée, le gouvernement a décidé d’imposer dans la précipitation son projet de loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR), massivement critiqué par les personnels de la recherche publique avant la crise et en contradiction majeure avec les propositions issues de la communauté scientifique.

Nous rappelons que les avancées de la science sont le résultat d'une intelligence collective, fondée sur les coopérations de long terme, entre femmes et hommes acteurs de la recherche (chercheurs, ingénieurs, techniciens et administratifs), entre laboratoires, entre institutions de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, en France et au-delà des frontières. Ceci va à l’encontre de la logique court-termiste de compétition et de précarisation mis en avant par la loi qui n’est donc pas acceptable dans sa forme actuelle.

En accord avec la commission recherche de l’Université de Rennes 1 nous rappelons nos attentes sur:

  • l’ambition d’atteindre, au plus tard dans les 10 prochaines années, un financement de la recherche à hauteur de 3% du PIB qui se traduise par un indispensable financement récurrent de l’Etat en direction des laboratoires publics ; 

  • la nécessaire revalorisation des carrières et des niveaux indemnitaires de l’ensemble des personnels de la recherche publique, de relance de l’emploi scientifique permanent en stabilisant le nombre d’emplois statutaires, tout en déprécarisant les emplois contractuels.

La mise en place d’un calendrier et d’un processus, non contraint, qui permette à toutes les communautés de s’exprimer et de co-construire sereinement cette loi, en dissipant les ambiguïtés qui affectent un nombre important d’articles dans leur rédaction actuelle.


La radioactivité et les êtres vivants : Des biomolécules à la biodiversité



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Livre en texte intégral dans HAL-Rennes 1

Sensible à la plus grande diffusion possible des connaissances, c'est en libre accès et dans HAL-Rennes 1 que Marie-André Esnault, MCF à l'Université de Rennes 1 jusqu'en 2019, a choisi de mettre en ligne son ouvrage "La radioactivité et les êtres vivants. Des biomolécules à la biodiversité". Qu'elle en soit remerciée !

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