Bourse individuelle Marie Sklodowska-Curie: biodiversité agricole fonctionnelle



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Optimiser les services écosystémiques en milieu agricole grâce à la biodiversité fonctionnelle

FAB - Functional Agricultural Biodiversity : Optimising ecosystem service provision via functional agricultural biodiversity

Objet : Les services écosystémiques de biocontrôle et de pollinisation sont considérés comme les principaux services écosystémiques (SE) fournis par la biodiversité à l'agriculture mondiale. Le projet FAB (Functional Agricultural Biodiversity) étudiera, pour la première fois, les effets de l'enrichissement en biodiversité végétale sur la mise en œuvre de ces deux SE essentiels, de façon simultanée, et non pas isolément comme c'est le cas dans les recherches actuelles, avec pour objectif de mieux comprendre les antagonismes et/ou les synergies potentielles. Le projet sera réalisé en collaboration entre Joan van Baaren, Directrice d’ECOBIO, et la société Yves Rocher. Le projet utilisera des champs de céréales et de fleurs en Bretagne pour étudier les schémas de distribution spatiale et temporelle des principales espèces impliquées dans les services écosystémiques ainsi que pour comprendre comment cette association céréales/fleurs se traduit par une offre accrue de SE, pour in fine, améliorer le rendement pour les agriculteurs.

Photo : femelle parasitoïde du genre Aphidius se nourrissant de nectar de sarrasin


MadMacs : pour comprendre le rôle des macrophytes dans le fonctionnement des écosystèmes aquatiques


 Olivier Troccaz    27/02/2019 : 11:48

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Comprendre le rôle des macrophytes dans le fonctionnement des écosystèmes aquatiques

Gabrielle THIEBAUT décroche un financement européen Water JPI pour un projet international intitulé MadMacs : Mass development of aquatic macrophytes - causes and consequences of macrophyte removal for ecosystem structure, function, and services.

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Focus sur la collaboration scientifique ECOBIO France Nouvelle-Zélande avec le projet AntarctPlantAdapt



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Lancement des 2 premiers "laboratoires communs sans murs" (LIA), dont un d'ECOBIO

2 projets mais un point en commun : l'adaptation au changement climatique !

Un Laboratoire International Associé (LIA), aussi appelé "laboratoire sans murs", est l'un des cinq programmes développés par le CNRS pour donner une visibilité institutionnelle à la coopération stratégique de l’organisme :

- Projet de Recherche Conjoint (PRC),

- Réseau de Recherche International (IRN)

- Unité Mixte Internationale (UMI)

- Projet International de Coopération Scientifique (PICS)

- Laboratoire International Associé (LIA).

Les partenaires peuvent mettre en commun leurs ressources humaines et matérielles pour mener à bien un projet de recherche pendant une période de 5 ans (avec l’année de préfiguration), renouvelable une fois pour 4 ans.

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Une espèce de spartine utile à la phytoremédiation ?



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Article dans Plant Science

Une espèce de spartine utile à la phytoremédiation ? Ou comment passer de la génomique environnementale à l'ingénierie environnementale

Le succès écologique des espèces polyploïdes (i.e. qui possèdent plus de 2 lots complets de chromosomes) se traduit souvent par de meilleures capacités à coloniser des environnements contraignants, généralement associés à des niveaux de tolérance aux stress plus larges comparativement aux espèces diploïdes apparentées (i.e. possédant deux lots de chromosomes homologues (2n = 2x). Chez les espèces allopolyploïdes (polyploïdes d’origine hybride) caractérisées par la réunion et la duplication de génomes divergents, la combinaison des mécanismes d’hybridation et de polyploïdie est responsable d’un « choc » et d’une redondance génomique. Ces deux évènements induisent des changements sur les plans génétiques et épigénétiques, susceptibles de produire de nouveaux phénotypes (ensemble des caractères apparents d'un individu) potentiellement adaptatifs.

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Apport d’insectes d’origine aquatique dans les agroécosystèmes : état des lieux et perspectives en agroécologie



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Article dans STOTEN

Depuis son apparition il y a environ 12000 ans lors du Néolithique, l’agriculture a subi un long mais fabuleux processus d’amélioration : développement de nouveaux outils et mécanisation, spécialisation des cultures, fertilisation et lutte contre les ravageurs et maladies, et plus récemment une percée des nouvelles technologies. Grâce à ces évolutions, l’agriculture a pu soutenir une croissance démographique exponentielle de la population humaine, passant de 5 millions d’habitants durant le Néolithique à environ 7 milliards aujourd’hui. Mais à quel prix ! On le sait aujourd’hui, l’agriculture est responsable d’un ensemble de dégradations sur l’environnement qui mettent en péril son fonctionnement : érosion des sols, pollution des sols et des rivières, perte de biodiversité, etc. Aussi aujourd’hui, une très large majorité de la communauté scientifique encourage à changer de modèle agricole et à adopter une démarche agroécologique. Cette démarche a pour ambition de réconcilier production agricole et nature. Elle propose de s’appuyer de façon plus intensive sur les processus écologiques naturels tout en conservant le même objectif de nourrir l’humanité. Pour cela, il convient de considérer les milieux agricoles, où agroécosystèmes, comme imbriqués dans une matrice paysagère, où milieux naturels et cultivés échangent de la matière, de l’énergie ou des organismes vivants. Parmi ces derniers, certains sont susceptibles de participer à la fourniture de services écosystémiques utiles à l’agriculture (pollinisation, régulation des ravageurs, etc.). Cette contribution a notamment été documentée lors d’échanges entre milieux terrestres semi-naturels (prairies, forêts, haies) et milieux cultivés.

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