Conférence de Clémentine FRITSCH (postdoc à Wageningen)



Le jeudi 1er décembre, à 14h00, salle de l'UFR, bâtiment 13, Campus de Beaulieu, UR1.

Le jeudi 1er décembre, à 14h00, salle de l'UFR, bâtiment 13, Campus de Beaulieu, UR1. Le paysage influence-t-il le transfert et les effets de polluants métalliques (Cd, Pb) chez les micromammifères et les oiseaux ? Résumé : Les concepts et les implications pour le développement d’une nouvelle thématique en écotoxicologie, nommée « écotoxicologie du paysage » ont été proposés dans les années 90 par John Cairns. En effet, comprendre les effets de l’arrangement spatial des habitats et des communautés en interaction sur les mécanismes de transfert et d’effets des polluants est essentiel pour évaluer l’exposition des organismes et le risque écotoxicologique associé. Cependant, jusqu’à présent, très peu d’études ont été menées dans ce champ scientifique émergent. Sur une zone de 40 km2 aux alentours d’une ancienne fonderie de plomb (Pb) et zinc où les sols sont très fortement pollués en métaux, nos recherches ont porté sur l’influence du paysage sur le transfert et les effets du cadmium (Cd) et du Pb chez différentes espèces de micromammifères et chez le Merle noir Turdus merula. La composition du paysage influence l’accumulation du Cd et du Pb chez les micromammifères ainsi que chez le Merle noir. Cette influence du paysage pourrait être liée à des variations de comportement alimentaire et spatial. Concernant les effets au niveau individuel (indice de condition corporelle, indices somatiques) évalués pour le Mulot sylvestre Apodemus sylvaticus, le paysage plus que l’accumulation des métaux explique les variations des indices. La pollution métallique du sol affecte à la fois la structure et la composition spécifique des assemblages de micromammifères, mais ces effets diffèrent en fonction du type de paysage. Cette étude in situ met en évidence l’influence du paysage à la fois sur le transfert et les effets de polluants métalliques chez différents vertébrés, soulignant l’intérêt de poursuivre le développement du champ émergent de « l’écotoxicologie du paysage ». Les résultats suggèrent fortement que certains types de paysages sont plus « à risque » que d’autres en termes de transfert et/ou d’effet, ce qui comporte des implications fortes pour la gestion des sites pollués. Contact : Clémentine FRITSCH




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