Conférence de Jean-Yves BARNAGAUD (Center for Informatics Research on Complexity in Ecology)



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Le vendredi 25 janvier 2013, à 12h45, dans la salle de conférences de l'OSUR, bâtiment 14b, Campus de Beaulieu, UR1.

Le vendredi 25 janvier 2013, à 12h45, dans la salle de conférences de l'OSUR, bâtiment 14b, Campus de Beaulieu, UR1.

Inférer les processus d’assemblages des communautés à échelles multiples: que révèlent les patrons macroécologiques ?

Résumé :
Les communautés écologiques sont la résultante de contingences et de processus abiotiques ou biotiques, qui superposent localement les distributions spatiales d’un ensemble d’espèces. Un des débats les plus persistants de l’histoire de l’écologie concerne, de fait, la part relative du hasard et des déterminismes dans ces assemblages et leur dynamique. Au-delà d’une question théorique, ce challenge répond à la demande sociétale de conserver la biodiversité et les services associés, notamment face aux changements globaux. Cependant, les processus biotiques et abiotiques en interaction peuvent être difficiles à identifier, et à séparer de l’hypothèse neutre que les communautés sont des assemblages aléatoires d’espèces sans relations fonctionnelles. Cette difficulté est accrue par l’absence de définition objective du concept de communauté, et par l’infaisabilité de dispositifs expérimentaux à grandes échelles spatiales pour de nombreux groupes. A partir de trois exemples basés sur l’avifaune terrestre, je montrerai comment la confrontation de patrons de diversité à multiples échelles spatiales peut révéler des signaux de processus biotiques et abiotiques. Les tendances à long terme des multiples facettes de la diversité des communautés de Parulines révÍ lent que la colonisation par des espèces exogènes est limitée par un filtrage fonctionnel, persistant à échelle du continent Nord-Américain. Un processus similaire limite la compétition entre les espèces indigènes et introduites de Nouvelle-Zélande, même à échelle locale. Enfin, une corrélation entre préférences thermiques et d’habitat contribue à expliquer la distribution des espèces européennes dans le paysage. Je discuterai les conséquences de ces résultats sur notre compréhension des processus d’assemblages d’espèces, et sur les stratégies de conservation de la biodiversité, confrontée aux changements globaux.

Contact : Jean-Yves BARNAGAUD




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