Peut-on manipuler le microbiote du blé pour une meilleure tolérance aux stress hydriques ?


 Olivier Troccaz    26/02/2020 : 18:08

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02/03/20 - Séminaire d'Etienne YERGEAU (INRS, Canada)

Le lundi 2 mars 2020 à 13h00, salle de conférences de l'OSUR, bâtiment 14b, Campus de Beaulieu, UR1

Peut-on manipuler le microbiote du blé pour une meilleure tolérance aux stress hydriques ?

La sécheresse résultera en des pertes considérables pour la plupart des plantes d’importance agricole, dont le blé. La magnitude et la rapidité des changements climatiques combinées avec la relative lenteur des méthodes traditionnelles de développement de nouveaux cultivars demandent des approches innovantes. Par exemple, une approche centrée sur les microbes pourrait bien offrir quelques solutions. En effet, les plantes interagissent constamment avec une multitude de microorganismes, constituant collectivement le microbiote. Le rôle du microbiote dans la plasticité du phénotype de son hôte est mis en lumière dans des études récentes et offre un potentiel inexploité d’améliorer l’adaptation des écosystèmes aux changements climatiques. Durant ma présentation, je donnerai des exemples récents tirés de mes recherches où le microbiote joue un rôle central dans l’adaptation du blé au stress hydrique. Par exemple, le microbiote de sols ayant été exposés précédemment à la sécheresse a permis au blé de développer un meilleur système racinaire, le rendant plus apte à supporter une sécheresse subséquente. De plus, une exposition à une stress hydrique semble résulter en un microbiote différent dans les semences, qui sera ensuite transféré aux prochaines générations. À plus long terme, le but de mes recherches est de pouvoir modifier intentionnellement le microbiote des plantes afin d’obtenir une meilleure adaptation aux changements climatiques.

Contact : Etienne YERGEAU



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