Séminaires d'Alice BAUDOUIN et Lou BARBE



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Le vendredi 18 novembre 2016 à partir de 13h00, salle de conférences de l'OSUR, bâtiment 14b, Campus de Beaulieu, UR1

Le vendredi 18 novembre 2016 à partir de 13h00, salle de conférences de l'OSUR, bâtiment 14b, Campus de Beaulieu, UR1

Facteurs influençant la dispersion des femelles Gorilles des plaines de l’ouest

par Alice BAUDOUIN

Parmi les espèces sociales, la dispersion des individus entre les groupes agit sur la dynamique des unités sociales. Chez les espèces structurées en harems avec dispersion des femelles, leurs modèles de dispersion conditionnent le succès reproducteur de la population. Notre étude vise à comprendre les facteurs influençant les décisions de dispersion des femelles chez les Gorilles de plaine de l’Ouest où les groupes reproducteurs sont composés d’un unique mâle et de plusieurs femelles adultes accompagnées de leurs petits. Après avoir quitté leur groupe, les femelles rejoignent un autre groupe reproducteur ou s’associent à un mâle solitaire pour former un nouveau groupe reproducteur. Nous avons étudié l’influence de la taille du groupe reproducteur et de son nombre de femelles, de la structure d’âge, de l’occurrence d’une maladie de peau sur la décision des femelles de rejoindre ou quitter une unité sociale. Nous avons utilisé des données de surveillance à long terme sur 2 populations de gorilles de taille différente et distantes de 20km au coeur d’une même forêt en République du Congo. Les résultats préliminaires nous permettent de dire que les femelles des deux populations ne sont pas sensibles aux mêmes facteurs pour leur prise de décision lors d’une émigration. La dispersion des femelles de gorilles des plaines de l’Ouest ne se fait pas au hasard mais résulte d’un choix multifactoriel dépendant de la dynamique des groupes.

Comment évolue la décomposition de la litière au cours du vieillissement d'une prairie ?

par Lou BARBE

Au sein des écosystèmes prairiaux, entre 50 et 90% de la production végétale retourne au stock de matière organique morte sous forme de litière. La décomposition de la litière est une fonction essentielle en permettant la remise à disposition des nutriments pour la croissance des plantes. Cependant, nous ne savons pas comment cette fonction évolue au cours du temps. Lors du vieillissement d'une prairie, la succession végétale peut changer les traits de la communauté végétale qui déterminent le processus de décomposition. De nouveaux décomposeurs et détritivores peuvent aussi immigrer et accélérer la décomposition. Les décomposeurs et détritivores peuvent s'adapter aux traits de la litière et dégrader plus rapidement une litière provenant de leur prairie. Nous avons sélectionné 27 prairies de la Zone Atelier Armorique, âgées de 1 à 25 ans, sur lesquelles nous avons réalisé une expérience de décomposition de la litière avec transplantation. Nous avons mesuré les traits de la communauté végétale, et la composition des communautés de décomposeurs et détritivores. Les résultats indiquent une diminution de la décomposition de la litière au cours du temps, due à des changements de traits des végétaux et des communautés de microorganismes. Cette étude démontre le rôle de la succession végétale et de la communauté de décomposeurs sur le fonctionnement des écosystèmes prairiaux.





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