Séminaires de Maxime DAHIREL (Université de Ghent) et Manon BALBI (Ecobio)



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Le vendredi 22 avril 2016 à 13h00, salle de conférences de l'OSUR, bâtiment 14b, Campus de Beaulieu, UR1

Le vendredi 22 avril 2016 à 13h00, salle de conférences de l'OSUR, bâtiment 14b, Campus de Beaulieu, UR1

Modèle de connectivité fonctionnelle en milieu urbain : le cas du hérisson d’Europe

et

Urbanisation et stratégies de prédation chez une araignée : adaptations et contraintes

Résumés :
Le milieu urbain se caractérise par un degré de fragmentation extrême. Le maintien de la connectivité à travers ces paysages se révèle être un enjeu majeur de conservation. Différents modèles cartographiques permettent de mettre en évidence les zones de forte connectivité (ou corridors) comme l’analyse des chemins de moindre cout. La validation par des données empiriques des prédictions de ces modèles reste rare, particulièrement en milieu urbain. Nous proposons de valider ces prédictions avec le hérisson d’Europe (Erinaceus europaeus) par un protocole de translocation de 30 individus, associé à du radiotracking. Les patterns de mouvement sont comparés entre sites de relâcher : soit en zones de forte connectivité soit en zones non connectées de matrice urbaine. Le hérisson se déplace plus vite et est plus actif dans les zones de forte connectivité. Ces résultats appuient la pertinence des modèles de connectivité en milieu urbain et leur rôle d’outil d’aménagement du territoire.

Le processus d’urbanisation expose les organismes à des environnements évolutivement nouveaux, avec de multiples pressions de sélection, mais relativement standardisés ; les villes sont donc des « expériences naturelles » très utiles pour comprendre l’adaptation à de nouveaux environnements. Nous avons comparé les stratégies de construction de toile chez plus de 60 populations de l’épeire diadème Araneus diadematus dans un réseau de sites urbanisés et naturels, pour comprendre comment le comportement de prédation répondait aux changements environnementaux associés à l’urbanisation à deux échelles spatiales. Les araignées urbaines diffèrent de leurs conspécifiques de milieux naturels à la fois en termes d’investissement en soie et d’allocation de cette soie à diverses fonctions des toiles. Cette flexibilité, dont les déterminants et sources seront détaillés, joue probablement un rôle majeur dans le succès de l’épeire diadème en milieux anthropisés.

Contacts : Maxime DAHIREL et Manon BALBI





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