Soutenance de thèse d'Amandine MERLIN



Le jeudi 17 novembre, à 8h30, salle des thèses, bâtiment 2a, campus de Beaulieu, UR1.

Le jeudi 17 novembre, à 8h30, salle des thèses, bâtiment 2a, campus de Beaulieu, UR1. Importance des interactions biotiques et des contraintes environnementales dans la structuration des communautés végétales : le cas des marais atlantiques et des pelouses méditerranéennes Jury : Marie-Laure NAVAS / PR Montpellier Sup Agro / rapporteur Eric TABACCHI / CR Université Paul Sabatier / rapporteur Emmanuel CORCKET / MC Université Bordeaux 1 / examinateur Nicolas GROSS / CR Centre d’Etudes Biologiques de Chizé/ examinateur Jan-Bernard BOUZILLE / Pr Université Rennes 1 / directeur de thèse François MESLEARD / DR centre de recherches Tour du Valat, Pr associé IUT 2 d’Avignon / co-directeur de thèse Résumé : Le stress est connu pour être structurant des communautés végétales. Cependant, son effet sur les mécanismes et facteurs régissant les patrons de distribution des espèces et la structure des communautés est encore mal compris. L’objectif de cette thèse est de comprendre les mécanismes structurant les patrons d’abondance des espèces et les communautés végétales le long de gradients environnementaux, en quantifiant le stress à (i) l’échelle de l’individu et à (ii) l’échelle de la communauté. Deux modèles biologiques ont été considérés autour desquels s’articulent deux problématiques de recherche. La première problématique vise à comprendre l’importance respective des inondations et de la compétition dans les patrons d’abondance d’espèces dans les prairies humides du Marais poitevin, en considérant le concept de niche des espèces. La seconde problématique est consacrée à l’étude de l’effet des conditions de salinité du sol sur les réponses des pelouses xéro-halophiles de Camargue au pâturage et à la variabilité de la pluviosité. Des approches expérimentales, démographiques et fonctionnelles ont été utilisées pour traiter ces deux problématiques de recherche. L’approche expérimentale a montré que la compétition conduit à une ségrégation spatiale des niches des espèces le long du gradient d’inondation, en fonction de leur degré de tolérance à l’inondation et leur capacité à répondre à la compétition. A l’échelle de l’espèce, l’importance de la compétition est, en général, prédite par l’intensité de la contrainte abiotique liée au régime hydrique. L’approche démographique a confirmé le rôle structurant des inondations, en particulier par son impact sur les capacités de survie et de colonisation des espèces. Cette approche a permis de quantifier la compétition in natura et a ainsi montré que l’importance de la compétition augmente lorsque le degré d’inondation diminue. L’analyse des patrons de distribution de traits aériens à l’échelle de la communauté (approche fonctionnelle) a permis de montrer que l’assemblage des espèces est la résultante de processus déterministes. Les rôles structurants du patron d’inondation et de la compétition dans les patrons d’abondance des espèces et la structure des communautés le long du gradient d’inondation sont ainsi démontrés par l’ensemble des approches conduites. Pour les communautés végétales méditerranéennes, des relevés de terrain ont montré que sous des conditions de salinité faible le pâturage était un facteur important contrôlant la structure des communautés méditerranéennes tandis qu’une forte salinité du sol limitait les effets de la pluviosité et du pâturage sur la structure de la communauté. Ce travail a montré que les espèces dominantes jouent un rôle important dans la réponse de ces communautés au pâturage et à la variabilité des patrons de pluviosité. D’une manière générale, le niveau de contrainte a un effet sur les patrons d’abondance des espèces et sur la structure des communautés et influence l’importance d’autres filtres écologiques. Contact : Amandine MERLIN




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