Soutenance de thèse d'Anne-Kristel BITTEBIERE



Le lundi 2 avril, à 14h30, salle de conférences de l'OSUR, bâtiment 14b, campus de Beaulieu, UR1.

Le lundi 2 avril, à 14h30, salle de conférences de l'OSUR, bâtiment 14b, campus de Beaulieu, UR1. La clonalité : un processus majeur de la dynamique spatiale et du fonctionnement des communautés végétales en systèmes prairiaux. Jury : Tomáš HERBEN, Professor, Institute of Botany, Academy of Sciences of the Czech Republic, Rapporteur François GILLET, Professeur, UMR 6249, Université de Franche-Comté, Rapporteur Deborah GOLDBERG, Professor and Chair, Ecology and Evolutionary Biology, University of Michigan, Examinateur Sara PUIJALON, Chargée de Recherche, UMR 5023, Université de Lyon 1, Examinateur Bernard CLEMENT, Maître de Conférences, UMR 6553, Université de Rennes 1, Directeur de thèse Cendrine MONY, Maître de Conférences, UMR 6553, Université de Rennes 1, Co-directeur de thèse Résumé : La dispersion par croissance clonale serait un processus majeur de la structuration des communautés végétales, particulièrement en prairies où une majorité d’espèces sont clonales. Celles-ci produisent des modules génétiquement identiques organisés en réseau, dont l’agrégation dépend de la stratégie de croissance de l’espèce. Cette thèse vise à analyser et à comprendre la dynamique des communautés végétales de prairie en se basant sur les règles d’assemblage spatial des espèces clonales et d’en déterminer les conséquences pour leur fonctionnement. Pour cela, des approches complémentaires expérimentales et de modélisation ont été utilisées. Nos résultats montrent que les stratégies de croissance des clones déterminent la structure spatiale des communautés à échelle fine, générant un large panel de patrons. Le patron spatial d’une espèce varie selon les stratégies de croissance clonale présentes dans la communauté. Ces variations résulteraient d’une modification des traits clonaux en réponse à l’environnement biotique. Le clone est capable d’ajuster sa croissance horizontale selon l’identité de son compétiteur grâce aux informations collectées par les modules. La valeur adaptative de cette réponse plastique dans la résistance à la compétition dépend du structural blue-print de la plante mais peu de l’ontogénie. Nous montrons également que les traits clonaux ont un rôle majeur dans le fonctionnement des communautés en influençant leur productivité, probablement via les patrons spatiaux qu’ils génèrent. Ces résultats ont été utilisés dans le cadre de la mise en place des bandes enherbées, afin de définir un semis optimal par rapport à leur fonction de préservation de la qualité de l’eau. Ce travail souligne l’importance des processus observés à l’échelle du clone pour ceux opérant à l’échelle de la communauté ou de l’écosystème. Mots-clés : Bande enherbée ; Mésocosmes ; Modèles Individu Centré ; Patrons spatiaux ; Plasticité ; Stratégies de croissance ; Traits clonaux Contact : Anne-Kristel BITTEBIERE




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