Soutenance de thèse d'Alice BAUDOUIN



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Le jeudi 21 décembre 2017 à 14h30, amphithéâtre de la Station Biologique de Paimpont, UR1

Le jeudi 21 décembre 2017 à 14h30, amphithéâtre de la Station Biologique de Paimpont, UR1

Rôles relatifs des facteurs démographiques, sociaux et sélectifs sur la sélection de partenaires reproducteurs chez le gorille des plaines de l’ouest

Résumé :
Chez de nombreuses espèces, il a été montré que les stratégies de choix de partenaires socio-sexuels par un individu étaient liées aux qualités de ces partenaires (phénotypiques ou génétiques) et étaient susceptibles de maximiser la qualité de ses descendants et améliorer sa propre valeur adaptative. Nous nous sommes intéressés au choix de partenaires chez les femelles de gorille de plaines de l’ouest par une étude de leur dispersion sociale en lien avec l’influence relative de l’environnement social et des caractéristiques des mâles adultes dans les décisions des femelles à résider dans un groupe social ou à émigrer, et dans leur choix du groupe dans lequel immigrer. Nous avons montré que les femelles immigrent préférentiellement dans des groupes reproducteurs plutôt que vers des mâles solitaires et vers des groupes jeunes plutôt que vieillissants. Les groupes de 10-15 individus sont évités. Les femelles émigrent des groupes contenant une grande proportion d’individus affectés par une maladie de peau. A court terme après un effondrement démographique du à une épidémie à virus Ebola, le taux d’émigration des femelles diminue dans les groupes de grande taille, ce qui suggère une meilleure qualité reproductrice et protectrice des mâles survivants. Les caractéristiques génétiques des partenaires sexuels dans le choix des femelles, notamment les gènes du complexe majeur d’histocompatibilité (CMH) qui codent pour des protéines impliquées dans les défenses immunitaires, peuvent être impliquées dans le choix de partenaire chez certains primates. Son implication éventuelle n’avait jamais été étudiée chez le gorille. Dans cette perspective nous avons cherché à développer une méthode pour étudier ce complexe de gènes à partir d’échantillons d’ADN non invasifs (fèces), c’est-à-dire avec de l’ADN faiblement concentré et dégradé. Nous avons défini une nouvelle amorce puis utilisé des méthodes de séquençage haut débit, d’électrophorèse sur gel à gradient dénaturant et un marqueur microsatellite lié au CMH afin de déterminer une méthode d’analyse à l’échelle populationnelle. Huit nouveaux allèles de CMH ont été détectés par séquençage haut débit. Le marqueur microsatellite présente un schéma d’amplification complexe et nécessite une optimisation des protocoles qui permettra de réduire les couts d’analyses de la variabilité du CMH à l’échelle populationnelle. Nos développements ouvrent de nouvelles perspectives pour l’étude de l’influence du CMH sur le choix de partenaire dans des populations sauvages de primates.

Jury :
Aurélie COHAS, Maitre de conférences, Université Claude Bernard Lyon 1, UMR CNRS 5558 LBBE, Rapportrice
Bernard THIERRY, Directeur de recherche, CNRS IPHC , Rapporteur
Shelly MASI, Maitre de conférences, Muséum National d’Histoire Naturelle, UMR CNRS 7206, Paris, Examinatrice
Joan VAN BAAREN, Professeur, Université Rennes 1, UMR CNRS 6553 ECOBIO, Examinatrice
Nelly MENARD, Directrice de recherche, CNRS UMR 6553 ECOBIO, Directrice de thèse
Pascaline LE GOUAR, Maitre de conférences, Université Rennes 1, UMR CNRS 6553 ECOBIO, Co-directrice de thèse





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