Soutenance de thèse de Benjamin HORNOY



Le vendredi 20 janvier, à 8h30, salle des thèses, bâtiment 2a, campus de Beaulieu, UR1.

Le vendredi 20 janvier, à 8h30, salle des thèses, bâtiment 2a, campus de Beaulieu, UR1. Processus évolutifs contribuant au succès envahissant de l'ajonc d'Europe, Ulex europaeus Jury : M. Christoph KÜFFER, Assistant Professor, ETH Zurich, Suisse - Rapporteur Mme Frédérique VIARD, DR CNRS, Station biologique de Roscoff - Rapportrice Mme Gabrielle THIEBAUT, Prof., UMR ECOBIO, Rennes - Examinatrice Mme Martine HOSSAERT-McKEY, DR CNRS, CEFE, Montpellier - Examinatrice Mme Anne ATLAN, CR CNRS, UMR ECOBIO, Rennes - Directrice Mme Michèle TARAYRE, MCU, UMR ECOBIO, Rennes - Co-directrice Résumé : Etudier les invasions biologiques est essentiel dans le cadre de la conservation de la biodiversité. De plus, elles représentent de véritables expérimentations grandeur nature pour appréhender les processus écologiques et évolutifs. La problématique de cette thèse est d'étudier la contribution de processus évolutifs dans le succès envahissant de l'ajonc d'Europe, Ulex europaeus, à travers le monde, notamment en relation avec la perte de ses ennemis naturels (Enemy Release). La première partie s'intéresse à l'évolution de l'ajonc dans sa zone d'origine et au moment de l'introduction dans de nouvelles régions, (i) en synthétisant les résultats concernant le polymorphisme de traits et la plasticité phénotypique, (ii) en couplant des données historiques et moléculaires pour inférer le mode d'introduction de l'ajonc dans le monde et ses conséquences sur la diversité génétique introduite. La deuxième partie s'intéresse à l'évolution post-introduction des populations d'ajonc. Elle s'appuie principalement sur des comparaisons en jardin expérimental d'ajoncs issus de populations de régions d'origine et envahies. L'évolution des traits d'histoire de vie et des stratégies de défense contre les ennemis a été étudiée en lien avec la perte d'ennemis spécialistes en zone introduite. Nos résultats suggèrent que l'histoire évolutive dans la zone d'origine et le mode d'introduction volontaire par l'Homme ont conféré un fort potentiel évolutif aux populations d'ajonc introduites. De plus, un relâchement des corrélations génétiques dans les régions d'introduction a pu entraîner une évolution plus libre des traits d'histoire de vie, facilitant l'adaptation locale à une large gamme d'environnements. Ces résultats suggèrent que l'étude conjointe des niches écologiques et des matrices G pourrait permettre une meilleure compréhension des processus impliqués dans les invasions biologiques. Mots-clés : invasions biologiques, Ulex europaeus, corrélations génétiques, expansion de niche, interaction plante-insecte, hypothèse EICA Contact : Benjamin HORNOY




0 Commentaires

Veuillez vous identifier pour laisser un commentaire
Si vous n'êtes pas encore inscrit, vous pouvez cliquer ici pour vous inscrire.