Soutenance de thèse de Benjamin YGUEL



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Le mardi 11 décembre, à 14h00, salle des thèses, bâtiment 1 Campus de Beaulieu, UR1.

Le mardi 11 décembre, à 14h00, salle des thèses, bâtiment 1 Campus de Beaulieu, UR1.
Sortir de sa niche ancestrale : conséquences pour les interactions trophiques, le cas du chêne pédonculé et sessile

Résumé :
Le conservatisme phylogénétique de niche se définit par la conservation, au cours du temps, de la niche écologique et des traits écologiques associés.. Des espèces phylogénétiquement proches auront alors tendances à occuper des niches similaires, incluant des conditions abiotiques mais aussi des interactions biotiques similaires. Ainsi, un individu isolé phylogénétiquement de ses voisins, pourrait être considéré comme présent dans une nouvelle niche. Dans cette thèse, nous nous sommes intéressés aux interactions trophiques des individus de plantes hôtes colonisant une nouvelle niche, représentée par un voisinage phylogénétiquement éloigné, à la différence des individus hôtes restant dans leur niche ancestrale. Nous avons étudié plus particulièrement le cas du chêne et de ses phytophages, de leurs ennemis naturels, et enfin, des ectomycorhizes du chêne. Nos résultats indiquent que l’isolement phylogénétique des chênes hôtes (i) diminue l’abondance des phytophages et leurs pressions sur le chêne, (ii) diminue la pression des ennemis spécialistes sur ces phytophages, (iii) augmente l’abondance et l’activité des ectomycorhizes du chêne. Ainsi, l’isolement phylogénétique du chêne modifie l’intensité et la nature des interactions biotiques tout au long de la chaîne trophique à laquelle il appartient. Plus généralement, nos résultats permettent de discuter dans quelles situations une sortie de niche sera favorisée et dans quelles situations, une sortie de niche sera contrariée. Ces résultats suggèrent que les chênes phylogénétiquement isolés, mais aussi leurs phytophages et leurs mycorhizes, subissent des pressions de sélection particulières qui pourraient être à l’origine d’une différentiation évolutive à long terme.


Mots-clés:
écologie, évolution, niche écologique, chaine trophique, phylogénie, chêne, macroévolution


Composition du jury :
Joan VAN BAAREN : Professeur, université de Rennes1 / examinateur
Carlos LOPEZ-VAAMONDE : Chargé de recherche, INRA, Orleans / examinateur
Nicolas MOUQUET : Directeur de recherche, université Montpellier 2 / examinateur
Colin FONTAINE : Post-doctorant, museum national d’histoire naturelle / examinateur
Manuel PLANTEGENEST : Enseignant-chercheur, Agrocampus-Ouest / examinateur
Andreas PRINZING : Professeur, université de Rennes1/ directeur de thèse
Hervé JACTEL : Directeur de recherche, INRA, Bordeaux/ co-directeur de thèse
En visio : Christopher BARALOTO, directeur de recherche, INRA, Kourou/ Rapporteur


Contact : Benjamin YGUEL




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