Soutenance de thèse de Céline JOSSO



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Le vendredi 20 septembre, à 14h30, salle des thèses, bâtiment 2A, campus de Beaulieu, UR1.

Le vendredi 20 septembre, à 14h30, salle des thèses, bâtiment 2A, campus de Beaulieu, UR1.
Ecologie des interactions entre la mouche du chou Delia radicum et ses ennemis naturels: de la parcelle au paysage

Jury :
Xavier FAUVERGUE, UMR 1355 ISA, INRA Sophia, Rapporteur
Hans VAN DYCK, Université Catholique de Louvain, Rapporteur
Guy BOIVIN, Agriculture et Agroalimentaire Canada, Examinateur
Françoise BUREL, UMR 6553 ECOBIO, Université de Rennes 1, Examinateur
Pierre FRANCK, UR 1115, INRA Avignon, Examinateur
Denis POINSOT, UMR 1349 IGEPP, Directeur de thèse
Anne Marie CORTESERO, UMR 1349 IGEPP, Co-directeur de thèse


Résumé :
L’intensification des pratiques agricoles a considérablement réduit la biodiversité dans les paysages agricoles et augmenté la pression exercée par les ravageurs des cultures. La lutte contre ces ravageurs a longtemps reposé sur l’utilisation intensive de pesticides mais la prise de conscience de leurs effets non intentionnels a renforcé l’intérêt pour d’autres méthodes de protection des cultures. La mouche du chou Delia radicum est l’un des principaux ravageurs des cultures de Brassicacées en Bretagne. Un moyen de lutte envisagé contre ce ravageur repose sur l’aménagement des pratiques agricoles et des éléments du paysage pour renforcer sa régulation par ses ennemis naturels. L’objectif de ce travail de thèse était de comprendre les interactions entre la mouche du chou, D. radicum, et ses principaux ennemis naturels dans un paysage agricole. Pour cela, nous avons mené une étude pluridisciplinaire, en utilisant des approches paysagères et de génétique des populations et en travaillant à plusieurs échelles spatiales, depuis celle de la plante jusqu'à celle du paysage. Nous avons mis en évidence des éléments du paysage et des pratiques de travail du sol limitant la colonisation des parcelles et les dégâts occasionnés par D. radicum, et favorisant la régulation naturelle par ses prédateurs et parasitoïdes. Après avoir développé des marqueurs microsatellites pour la mouche du chou et ses parasitoïdes, nous avons caractérisé la structuration génétique de leurs populations. Nous avons observé une faible structuration des populations du ravageur pouvant être attribuée à des capacités de dispersion ou des densités de population élevées. Les deux espèces de parasitoïdes ont montré une structuration des populations plus marquée, suggérant des déplacements d’individus plus restreints que leur hôte. Le parasitoïde spécialiste Aleochara bilineata présente la structuration la plus forte. Chez ces espèces, la distance géographique ne semble pas constituer un facteur essentiel dans la structuration des populations. Enfin, à une échelle plus fine, nous avons déterminé le comportement d’exploitation des ressources par la mouche du chou et son parasitoïde A. bipustulata. Ce travail souligne l’importance de considérer les interactions entre les ravageurs et leurs ennemis naturels à différentes échelles spatiales avant d'envisager leur utilisation dans une perspective de protection durable des cultures.


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