Soutenance de thèse de Denis Piron


 Olivier Troccaz    10/12/2008 : 10:00
 Aucun    Agenda

Le mercredi 10 décembre, à 10h00, amphithéâtre de la Station Biologique de Paimpont.

Le mercredi 10 décembre, à 10h00, amphithéâtre de la Station Biologique de Paimpont.

Distribution de la drilosphère lombricienne et caractérisation bio-physique des faciès de bioturbation sous gradient de désintensification du travail mécanique des sols


Jury :

Chaussod Rémi, Directeur de Recherche, INRA Dijon, Rapporteur
Ponge Jean-François, Professeur, MNHN Brunoy, rapporteur
Cluzeau Daniel, Maître de Conférence, Université de Rennes1, Directeur de thèse
Hallaire Vincent, Chargé de Recherche, INRA Rennes, Co-directeur de thèse
Curmi Pierre, Professeur, ENESAD Dijon
Morand Philippe, Chargé de Recherche, CNRS Rennes

Résumé :

L'objectif de la thèse est de développer une approche de caractérisation de la drilosphère lombricienne qui soit transférable vers des contextes agricoles variés. Notre étude a été menée en Bretagne sur un dispositif expérimental comparant trois modes de gestion des sols (Labour, travail superficiel, et semi direct), associés à deux modes de fertilisation (minérale ou organique). Le concept de « faciès » est introduit afin de définir les entités morphologiques de surface observable sur un profil pédologique, dont les processus structuraux ont une origine anthropique, biologique ou pédoclimatique. Nous présentons ainsi une typologie de 11 faciès (dont 7 d'origine lombricienne) confortée par une approche micromorphologique. Via la cartographie des profils pédologiques, les distributions de faciès sont comparées afin de déterminer les filtres environnementaux affectant la bioturbation lombricienne. Nous avons également étudié sur les faciès les caractéristiques chimiques (C, N) et les structures des communautés bactériennes (diversité d'ADN). Nos résultats indiquent que l'intensification du travail du sol affecte fortement l'organisation spatiale des faciès de bioturbation. En revanche, le mode de fertilisation qui conditionne pourtant les communautés lombriciennes, ne modifie pas la distribution des faciès de bioturbation. Ces résultats indiquent une implication majeure des processus pédoclimatiques sur l'évolution temporelle et spatiale des biostructures lombriciennes. Les approches de biologie moléculaire confirment l'influence des activités lombriciennes sur les structures de communautés bactériennes. La caractérisation des faciès institue de nouveaux indicateurs de qualité des sols et permet appréhender in situ les activités lombriciennes d'un sol.





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