Soutenance de thèse de Lise THOUVENOT



thesard.jpg

Le mercredi 5 décembre, à 9h30, salle de conférences de l'OSUR, Campus de Beaulieu, UR1.

Le mercredi 5 décembre, à 9h30, salle de conférences de l'OSUR, Campus de Beaulieu, UR1.
Stratégies de réponse de l'espèce invasive Ludwigia grandiflora aux contraintes environnementales

Résumé :
Le succès des espèces invasives est influencé à la fois par les caractéristiques de l’espèce exotique (ses traits biologiques) et les caractéristiques de la communauté d’accueil (les caractéristiques biotiques et abiotiques du milieu). Il va donc dépendre des stratégies de réponses de ces espèces aux contraintes environnementales. Dans cette thèse, nous nous sommes intéressés plus particulièrement à une espèce végétale : l’espèce Ludwigia grandiflora subsp. hexapetala, la Jussie à grandes fleurs. Cette espèce végétale amphiphyte est considérée comme la plante « aquatique » la plus invasive en France.
Cette thèse vise à approfondir nos connaissances sur les mécanismes d’adaptation, les stratégies de croissance et de colonisation de cette espèce face aux contraintes environnementales afin de mieux comprendre et expliquer son succès invasif. Les réponses de cette espèce face à des paramètres abiotiques et biotiques ont été étudiées via une approche par les traits fonctionnels. Pour cela, des approches expérimentales en conditions contrôlées et semi-contrôlées ont été réalisées.
Nos résultats montrent que cette espèce possède une grande capacité d’adaptation aux fluctuations des paramètres abiotiques du milieu (niveau d’eau, intensité lumineuse et salinité du milieu). Cependant, des fortes contraintes abiotiques pourraient limiter sa vigueur. Par ailleurs, L. grandiflora possède un taux croissance élevé, elle est capable de compenser la perte de biomasse due à la pression des herbivores et forme une dense canopée en réponse à la compétition. La stratégie de réponse de L. grandiflora aux pressions biotiques est à la fois dépendante de sa propre densité, de la densité et du statut de l’espèce voisine (indigène vs exotique), mais aussi du milieu (terrestre vs aquatique).
D’après nos travaux, l’espèce L. grandiflora serait une espèce compétitive au sens de Grime. Ses stratégies de réponses face aux contraintes abiotiques et aux interactions biotiques pourraient expliquer son succès invasif. Cependant, de nombreuses pistes de recherche restent encore à explorer concernant les types de réponses physiologiques, et les défenses chimiques mises en place par L. grandiflora face aux contraintes abiotiques et à la pression biotique.


Mots-clés:
contraintes abiotiques ; expérimentations ; invasion biologique ; interactions biotiques ; Ludwigia grandiflora subsp. hexapetala ; macrophytes ; stratégies de réponse ; traits morphologiques


Composition du jury :
Eric TABACCHI, Chargé de recherche, Université Paul Sabatier, Rapporteur
Ludwig TRIEST, Professeur, Université Libre de Bruxelles, Rapporteur
Nathalie MACHON, Professeur, Muséum National d’Histoire Naturelle, Examinatrice
Carole DELEU, Maître de conférences, Université de Rennes 1, Examinatrice
Gabrielle THIÉBAUT, Professeur, Université de Rennes 1, Directrice de thèse
Jacques HAURY, Professeur, Agrocampus Ouest, Co-directeur de thèse


Contact : Lise THOUVENOT




0 Commentaires

Veuillez vous identifier pour laisser un commentaire
Si vous n'êtes pas encore inscrit, vous pouvez cliquer ici pour vous inscrire.