Soutenance de thèse de Morgane GILLARD



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Le jeudi 1er décembre 2016 à 14h00, salle de conférences de l'OSUR, bâtiment 14b, Campus de Beaulieu, UR1

Le jeudi 1er décembre 2016 à 14h00, salle de conférences de l'OSUR, bâtiment 14b, Campus de Beaulieu, UR1

Réponses de plantes aquatiques invasives au réchauffement climatique

RÉSUMÉ
Les modèles climatiques prédisent une augmentation globale de la température de 1 à 4°C d’ici 2100. Les modifications de climat engendrées par ce réchauffement devraient favoriser les invasions biologiques. L’objectif général de cette thèse est d’explorer l’impact du réchauffement et du changement climatique sur quatre espèces de macrophytes invasifs en Europe. Le travail réalisé a porté sur la germination, la croissance, la physiologie et la distribution de ces espèces à travers des expérimentations en conditions contrôlées, en jardin expérimental, et via des modèles de distribution d’espèces. Nous avons montré que i) des températures plus élevées améliorent modérément les capacités de germination de Ludwigia hexapetala et Ludwigia peploides subsp. montevidensis, diminuent la survie des plantules mais augmentent leur production de biomasse, ii) l’effet d’une augmentation de température sur les macrophytes dépend de la saison à laquelle elle a lieu, iii) une augmentation de 3°C peut avoir des conséquences sur le métabolisme sans pour autant affecter la croissance, iv) la Jussie L. hexapetala est la seule espèce qui a de meilleures capacités de croissance à la fois apicale et latérale face à un réchauffement, v) les modèles prédisent une augmentation de l’aire de distribution de Ludwigia spp., Myriophyllum aquaticum et Egeria densa dans leurs aires d’invasion, et une diminution de leur distribution sur les autres continents, y compris dans leur aire d’indigénat. Ce travail permet de mieux comprendre les conséquences possibles des modifications climatiques sur les macrophytes invasifs, afin d’appréhender et d’anticiper leur potentiel de colonisation futur.
Mots clés : augmentation des températures · invasions biologiques · germination · traits fonctionnels · distribution d’espèces

ABSTRACT
Climatic models predict a rise of global surface temperature about 1 to 4°C by 2100. Climate modifications generated by this warming might favor biological invasions. The general aim of this thesis was to explore the impacts of climate warming and climate change on four macrophytes invasive in Europe. This work focused on germination, growth, physiology and distribution of these species, through experiments in controlled conditions, in experimental garden and by using species distribution models. We showed that i) higher temperatures moderately favor  the germination capacity of Ludwigia hexapetala and Ludwigia peploides subsp. montevidensis, decrease seedlings survivorship but improve their biomass production, ii) the effect of increased temperature on macrophytes depends on the season, iii) a 3°C warming can modify metabolism without generating changes on growth, iv) the water primrose L. hexapetala is the only species that showed both better apical and lateral growth when facing a warming, v) models predict an increase of the distribution surface of Ludwigia spp., Myriophyllum aquaticum and Egeria densa in their invasive ranges, and a decrease of their distribution area in the other continents, including their native range. This thesis offers a better understanding of climate changes consequences on invasive macrophytes in order to anticipate their future colonisation potential.
Keywords: temperature increase · biological invasions · germination · functional traits · species distribution

Jury :
- Sara Puijalon  Chargée de recherche CNRS, Université de Lyon 1 (rapporteur)
- Ludwig Triest  Professeur, Université Libre de Bruxelles (rapporteur)
- Céline Bellard  Chercheuse associée, University College of London (examinatrice)
- Jacques Haury  Professeur, Agrocampus Ouest (examinateur)
- Gabrielle Thiébaut  Professeur, Université de Rennes 1 (directrice de thèse)
- Carole Deleu  Maître de conférences, Université de Rennes 1 (co-directrice de thèse)

Contact : Morgane GILLARD





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