Soutenance de thèse de Violette LE FEON


 Olivier Troccaz    14/10/2010 : 13:30
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Le jeudi 14 octobre, à 13h30, salle des thèses, campus de Beaulieu, UR1.

Le jeudi 14 octobre, à 13h30, salle des thèses, campus de Beaulieu, UR1. Insectes pollinisateurs dans les paysages agricoles : approche pluri-échelle du rôle des habitats semi-naturels, des pratiques agricoles et des cultures entomophiles Résumé : La pollinisation par voie animale est un processus essentiel au fonctionnement des écosystèmes. C’est aussi dans de nombreuses régions du monde la garantie d’une production agricole abondante et de qualité. Les abeilles (Hymenoptera Apoidae) et les syrphes (Diptera Syrphidae) sont considérés comme les principaux insectes pollinisateurs. Cette thèse porte sur les facteurs influençant la composition des communautés d’insectes pollinisateurs dans les paysages agricoles, en présence d’une culture nectarifère, le colza. Son originalité réside dans la prise en compte des pratiques agricoles, et non pas uniquement de la quantité d’habitats semi-naturels, pour évaluer l’impact de l’intensification agricole. A l’échelle de 14 sites européens, les abeilles sont affectées négativement par l’intensification des pratiques agricoles (mesurée par la quantité de pesticides et de fertilisants azotés utilisés et par la charge en bétail) et positivement par la quantité d’habitats semi-naturels. A l’échelle du paysage, nous avons montré que : (1) les abeilles et les syrphes se concentrent au niveau des parcelles de colza, culture nectarifère fortement attractive ; (2) le rôle des habitats semi-naturels diffère en fonction du type de paysage : dans le bocage, les haies et les prairies jouent un rôle important ; dans l’openfield, les chemins non-goudronnés (sites de nidification des abeilles terricoles) et les bordures de parcelles (sources de fleurs) semblent jouer un rôle majeur ; (3) dans le bocage, une analyse de l’histoire récente (sur 5 ans) met en évidence le rôle positif de la présence de prairies temporaires dans les rotations culturales sur la richesse spécifique des abeilles solitaires. Enfin, une étude de la répartition spatiale des insectes pollinisateurs au sein des parcelles de colza indique que (1) dans le bocage, l’ensemble des quatre groupes considérés (abeille domestique, abeilles solitaires, bourdons, syrphes) utilise à la fois les bordures et l’intérieur des parcelles. Les bourdons, dont les capacités de vol sont les plus importantes, fréquentent préférentiellement le centre des parcelles, où nous avons montré que la quantité de ressources est maximale ; (2) dans l’openfield, où la surface en colza est plus élevée, nous observons un effet « dilution », qui rend plus difficile la compréhension du comportement des insectes. Les résultats de ce travail permettent de mieux comprendre les facteurs locaux et paysagers influant sur les populations d’insectes pollinisateurs. En améliorant les connaissances sur l’utilisation de l’espace par ces insectes, ils offrent également la possibilité de mieux estimer les flux de pollen à l’échelle du paysage, et donc les risques potentiels associés à la mise en place de cultures transgéniques. Jury : Isabelle DAJOZ (ENS Ulm), rapporteur Gérard BALENT (INRA Toulouse), rapporteur Christophe BOUGET (Cemagref Nogent-sur-Vernisson), examinateur Jean-Pierre SARTHOU (INRA Toulouse), examinateur Jacques BAUDRY (INRA Rennes), directeur de thèse Françoise BUREL (Université Rennes 1), co-directrice Agnès RICROCH (AgroParisTech), co-directrice. Contact : Violette LE FEON




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