Soutenance de thèse de Stéphane FRAISSE



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Le mardi 16 juillet 2013 à 14h00, en salle des thèses, bâtiment 1, Campus de Beaulieu, UR1)

Le mardi 16 juillet 2013 à 14h00, en salle des thèses, bâtiment 1, Campus de Beaulieu, UR1)
Structure de la communauté phytoplanctonique des fleuves côtiers en réponse aux contraintes hydrodynamiques : une approche basée sur les traits morpho-fonctionnels.
Résumé :
Les traits fonctionnels sont de plus en plus utilisés en écologie pour expliquer les changements de composition et de structure de la communauté phytoplanctonique en fonction des contraintes environnementales. Ce succès tient au fait que les traits fonctionnels sont des caractéristiques reliées aux processus de croissance et de perte des organismes, et qu'ils déterminent ainsi l'occurrence, la dominance ou l'absence d'une espèce dans des conditions environnementales données. Parmi les traits fonctionnels, on distingue les traits morpho-fonctionnels qui présentent l'avantage d'être facilement observables et mesurables. Les approches basées sur les traits morpho-fonctionnels ont majoritairement été utilisées en lac mais pourraient toutefois s'avérer pertinentes en rivière où l'importance relative des contraintes environnementales agissant sur la communauté phytoplanctonique est très variable d'un système à l'autre. L'objectif de cette thèse a donc été de tester l'hypothèse selon laquelle la communauté phytoplanctonique en rivière pouvait être structurée selon les traits morpho-fonctionnels. Dans les rivières étudiées, nous avons montré que la communauté est structurée selon les traits morpho-fonctionnels reliés à la vitesse de sédimentation, en mettant en évidence le rôle clé de la forme des organismes, mais aussi de leur motilité et de leur densité via la présence de mucilage. A travers la sélection de différentes valeurs pour ces traits morpho-fonctionnels, nous avons pu mettre en évidence l'impact majeur de la turbulence sur la communauté phytoplanctonique de ces rivières. L'effet de ce paramètre a été testé expérimentalement en conditions contrôlées sur une communauté simplifiée afin de tester l'hypothèse selon laquelle sous l'effet de la turbulence, la composition de la structure de la communauté pouvait être prédite par les traits morpho-fonctionnels. Les résultats de cette approche expérimentale ont permis de réitérer le rôle clé de la forme dans la structure de la communauté corroborant ainsi les résultats de rivières et ont également souligné le rôle de la plasticité phénotypique. L'approche basée sur les traits a également été testée en estuaires, mais s'est cependant montré infructueuse. Plusieurs hypothèses ont été proposées pour expliquer ce résultat, notamment l'absence de trait identifié comme étant relié à la salinité.

Jury :
Frances PICK (Professeur - Université d'Ottawa, rapporteur)
Elisa BERDALET (Directrice adjointe Institut des Sciences de la Mer - Barcelone, rapporteur)
Orlane ANNEVILLE (Chargée de Recherche - INRA Thonon-les-Bains, examinatrice)
Thierry CAQUET (Directeur de Recherche - INRA Agrocampus Rennes, examinateur)
Myriam BORMANS (Directrice de Recherche - Université de Rennes 1, co-directrice de thèse)
Yvan LAGADEUC (Professeur - Université de Rennes 1, directeur de thèse)

Contact : Stéphane FRAISSE







Cet article est de ECOBIO
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