Séminaire d'Olivier KAH (IRSET, INSERM U1085, Université de Rennes 1)



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Le vendredi 31 janvier 2014 à 12h45, en salle de conférences de l'OSUR, campus de Beaulieu, bât.

Le vendredi 31 janvier 2014 à 12h45, en salle de conférences de l'OSUR, campus de Beaulieu, bât. 14b, UR1


Un poisson dont le cerveau s'allume en présence de perturbateurs endocriniens

Résumé :
Il est à présent bien établi que les activités humaines exercent des effets délétères sur l'environnement en général et le milieu aquatique en particulier. Parmi les xénobiotiques retrouvés dans l'environnement, certaines agissent comme des perturbateurs endocriniens, c'est-à-dire comme des molécules capables de mimer les effets de nos propres hormones. Notre laboratoire s'intéresse depuis longtemps aux effets d'une hormone, l'œstradiol, particulièrement bien connue pour ses effets pleïotropiques sur le développement, la croissance et le fonctionnement des organismes. En recherchant des cibles moléculaires de l'œstradiol dans le cerveau des poissons, nous avons identifié un gène extrêmement sensible à l'œstradiol. Ce gène, qui s'exprime spécifiquement dans les cellules souches cérébrales, est un excellent biomarqueur d'exposition aux xéno-œstrogènes. A partir de là, nous avons développé un test de "screening", mettant en jeu une lignée de poisson zébré transgénique, dont le cerveau exprime la GFP lorsque les animaux sont mis en contact avec des xéno-œstrogènes. Ce test, tout à fait performant, est actuellement en cours de validation à l'OCDE en vue de son utilisation à des fins réglementaires.


Contact : Olivier KAH







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