Séminaire de Romain LEFEVRE



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Le vendredi 17 juillet 2015 à 14h00, salle de conférences de l'OSUR, bâtiment 14b, Campus de Beaulieu, UR1

Le vendredi 17 juillet 2015 à 14h00, salle de conférences de l'OSUR, bâtiment 14b, Campus de Beaulieu, UR1

Matière organique stable du sol: dynamique et mécanismes de (dé)stabilisation

Résumé:
Les sols constituent un réservoir de carbone deux à trois fois plus grand que l’atmosphère et des modifications positives ou négatives du stock de C du sol peuvent influencer significativement la concentration en CO2 atmosphérique. Dans ce contexte, comprendre le devenir du carbone du sol stable à une échelle pluri-décennale, qui représente la plus grande partie du C du sol, dans un environnement globalement plus chaud est un défi majeur pour prévoir la concentration future en CO2 atmosphérique. Pour cela il apparaît nécessaire de mieux comprendre (i) ce qu’est ce carbone organique stable à l’échelle pluri-décennale et comment sa cinétique de minéralisation est modulée par la température et (ii) qui sont les acteurs de la dégradation de ce pool de carbone et comment sont-ils affectés par la température.
Quatre essais de jachère nue de longue durée européens, ainsi que leurs collections de sols archivés respectives, ont été utilisés. Dans un premier temps, des échantillons prélevés en début de chaque essai et après plusieurs décennies de jachère nue ont été incubés à différentes températures. La respiration de ces échantillons a été suivie régulièrement pendant toute l'incubation.
En fin d’incubation, la structure des communautés microbiennes a été déterminée par pyroséquençage.
Les résultats obtenus mettent en évidence une relation générale entre vitesse de minéralisation du carbone organique et sa sensibilité à la température. Ces travaux ont également mis en lumière une plus grande diversité des communautés microbiennes associées au carbone stable avec néanmoins une plus grande vulnérabilité de ces communautés microbiennes à une hausse de la température. Certains phyla bactériens ont été particulièrement sensibles à l’augmentation de température et à la raréfaction de la ressource trophique.

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